[ Energie et développement durable ]

[ Lundi 16 juin 2008 ]

16 Juin Revue de Presse E&D

Les républicains torpillent un projet de loi sur le climat

La minorité républicaine du Sénat a torpillé hier le premier grand projet de loi pour lutter contre le réchauffement climatique, faisant qu'aucune initiative sur le climat n'aboutira aux États-Unis avant le prochain président et une nouvelle législature en 2009.

Les partisans de ce texte n'ont obtenu que 48 votes contre 36 pour pouvoir clôturer les débats, soit loin des 60 votes nécessaires pour que ce projet de loi puisse être soumis à un vote final, le bloquant de facto.

Le texte proposé par le républicain John Warner (Virginie), la démocrate Barbara Boxer (Californie) et Joseph Lieberman (Connecticut), un démocrate devenu indépendant, proposait notamment une réduction contraignante d'environ 65 % des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis d'ici 2050.

Pour ce faire, il prévoyait la création d'un marché de droits à polluer, sur le modèle de celui adopté en Europe pour appliquer le protocole de Kyoto.

Ses promoteurs estimaient que ce système, en pénalisant les pollueurs et en récompensant les industries les plus propres, aurait généré des milliards de dollars pour financer des investissements dans des énergies alternatives propres tout en créant de nombreux emplois.

Le président George W. Bush avait rejeté Kyoto en 2001, faisant valoir que des réductions contraignantes de ces émissions polluantes seraient trop pénalisantes pour l'économie américaine , donnant un avantage compétitif notamment à la Chine, non tenue de respecter le protocole de Kyoto, étant un pays en développement.

Campagne

M. Bush et des industriels dans le charbon et la production électrique notamment avaient lancé une campagne récemment pour faire dérailler ce texte dont les chances d'adoption cette année étaient pourtant jugées faibles.

Le président américain prône un système de réduction volontaire par les industriels ainsi que le développement de technologies propres permettant de réduire les gaz comme le CO2 (dioxyde de carbone) dont les États-Unis sont les plus gros émetteurs, avec 25 % du total.

«C'est une poignée de dirigeants républicains du Sénat qui a saboté le processus en gaspillant 340 heures de débat sur une motion déjà approuvée, a-t-il dit. Mercredi, ils ont forcé les clercs du Sénat à lire à haute voix les 491 pages du texte.»

http://www.ledevoir.com/2008/06/07/193088.html

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Climat: l'alliance Québec-Ontario se heurte au diktat fédéral

 Alec Castonguay , Robert Dutrisac

Répliquant aux initiatives du Québec et de l'Ontario visant à instaurer un système de plafonnement et d'échange de gaz à effet de serre (GES), le premier ministre Stephen Harper a prévenu les deux provinces qu'elles n'avaient d'autres choix que de se plier au diktat du gouvernement fédéral en la matière.

«Je regarde avec intérêt la réunion entre les gouvernements du Québec et de l'Ontario, et je peux dire que les cibles nationales établies par ce gouvernement sont des cibles obligatoires et que les provinces ne peuvent pas éviter ces cibles», a lancé Stephen Harper lors de la période de questions à la Chambre des communes.

La hache de guerre environnementale déterrée par le Québec et l'Ontario a frappé Ottawa avec fracas hier. Visiblement, le premier ministre Harper et son ministre de l'Environnement, John Baird, n'ont pas digéré les attaques des deux plus importantes provinces sur le «manque d'ambition» d'Ottawa en matière de lutte contre les gaz à effet de serre.

Au terme d'un Conseil des ministres conjoint Québec-Ontario qui s'est tenu à Québec, les premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty, ont dévoilé le protocole d'entente formel entre le Québec et l'Ontario qui se liguent pour définir «l'architecture» d'un marché climatique. Ce marché pour les crédits de carbone s'appuie sur un plafonnement des émissions de GES, ce que rejette le gouvernement conservateur qui préconise plutôt des cibles de réduction basées sur «l'intensité» des émissions. Or cette formule ne conduit pas à une réduction absolue des émissions de GES, déplorent le Québec et l'Ontario.

Jean Charest a contesté la prétention d'Ottawa qui croit pouvoir imposer ses cibles sans l'accord des provinces. «Nous sommes dans un système fédéral où il y a des compétences partagées, comme c'est le cas avec les émissions de SO2» qui causent les pluies acides et celles de GES, a-t-il fait valoir.

L'initiative du Québec et de l'Ontario est un premier pas vers l'établissement d'un marché climatique à l'échelle du Canada, a signalé Dalton McGuinty. «Nous pouvons aller plus vite et plus loin» que ce que propose le gouvernement Harper.

Jean Charest a accusé le gouvernement Harper de mettre sur pied un système incompatible avec le système qui a cours en Europe et avec celui qui se mettra en place aux États-Unis. «Peu importe qui sera le prochain président américain, il y aura un virage à 180 degrés», a prédit M. Charest. Les conservateurs de Stephen Harper sont «désynchronisés. Si on a le choix entre le VHS et la Bétamax, il me semble qu'on est mieux [d'aller] là où la technologie s'en va».

John Baird a ajouté à sa sortie des Communes que l'Ontario et le Québec «n'ont aucun plan» de réduction des gaz à effet de serre destiné aux grandes entreprises et que les deux provinces «ne font que parler». «Si les provinces veulent prendre des mesures supplémentaires, c'est tout à fait leur droit, mais je dois être très certain que nos cibles nationales seront respectées», a-t-il dit.

En réplique à Jean Charest, John Baird a soutenu qu'il n'y a aucun vide à combler en matière de leadership environnemental et que le Québec devrait se regarder avant de parler. «Il n'y a aucune industrie au Québec qui fait face à des réductions obligatoires de gaz à effet de serre, a-t-il dit. Je peux moi aussi aller dans un hôtel du centre-ville [faire un discours] et espérer que les industries vont faire ce que je demande pour réduire les gaz à effet de serre. Ce serait un jour magnifique, mais ce n'est pas la vraie vie.»

L'alliance du Québec et de l'Ontario sur le front des changements climatiques pourrait bientôt être rejointe par la Colombie-Britannique et le Manitoba, qui désirent eux aussi un marché d'échange des crédits de GES basé sur un plafond absolu des émissions, comme l'exige le protocole de Kyoto. Le gouvernement Harper se débattait hier pour ne pas être isolé avec son allié albertain dans sa volonté de mettre en place un mécanisme basé sur des cibles d'intensité.

«L'Alberta est la seule province, la seule juridiction en Amérique du Nord, qui a fait une réglementation, et on va avoir un accord avec elle, a dit John Baird. Mais elle doit suivre notre cible nationale. Si le Québec et l'Ontario veulent faire plus que nous, ils sont libres de le faire, mais la vraie réalité est que nos chiffres seront beaucoup plus forts que les chiffres [avancés par les provinces].»

Pour mettre en place une Bourse du carbone, il faut un cadre réglementaire. Le fédéral aura le sien en place en 2010, basé sur la réduction de l'intensité des émissions. Selon le gouvernement Harper, l'Ontario et le Québec sont en retard de trois ou quatre ans, puisque l'élaboration de leur cadre réglementaire -- qui impose des cibles à chaque industrie -- n'est pas en marche. Une Bourse du carbone basée sur l'intensité des réductions est toutefois incompatible avec les marchés internationaux qui se développent sur le modèle des réductions absolues, comme le Québec et l'Ontario veulent le faire.

Les partis d'opposition aux Communes, qui attaquent les plans verts du gouvernement Harper depuis 2006, n'ont pas raté pareille occasion hier. Jack Layton a affirmé que le ministre de l'Environnement fédéral «est un obstacle à la création d'un vrai système de plafond et d'échange du carbone dès maintenant au Canada».

Le Bloc québécois affirme pour sa part que le plan des conservateurs basé sur la réduction de l'intensité des GES est fait sur mesure pour les pétrolières et qu'il nuit au Québec et à l'Ontario, qui ont un important secteur manufacturier qui a fait des efforts dans le passé pour être plus efficace. «On ne peut pas s'attendre à ce que Harper et compagnie nous présentent un plan de développement durable et respectueux de l'environnement», a dit Gilles Duceppe.

TGV et marché commun

MM. Charest et McGuinty ont rendu publics divers protocoles d'entente, tout en soulignant les progrès accomplis par leur projet de partenariat économique pour le Canada central, ce que le premier ministre du Québec a qualifié de «marché commun».

De même, le Québec et l'Ontario collaboreront davantage sur le plan de l'énergie. Les deux gouvernements ont aussi signé une déclaration commune en faveur d'un partenariat économique entre le Canada et l'Europe.

Les deux premiers ministres ont réitéré leur volonté «ferme» de réaliser le projet d'un train à haute vitesse (TGV) reliant Québec et Toronto en passant par Montréal et Ottawa. «On a le choix: pendant les vingt prochaines années, on peut construire une autre autoroute 401 ou bien on peut investir dans un TGV», a résumé Dalton McGuinty.

http://www.ledevoir.com/2008/06/03/192491.html

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Climate Change Gives Rise to New World Order
by Mario Osava

RIO DE JANEIRO - Once again, humanity is facing the risk of catastrophe. The terror of destruction by nuclear missiles ready to be launched at the touch of a button has given way to the disturbing possibility of global warming going past the point of no return, and this is turning traditional international coalitions and geopolitical concepts upside down.1226 02 1

Although the seriousness of the threat to human survival has been acknowledged in diplomatic rhetoric, the international powers are still not giving the climate crisis the absolute priority it deserves. The old divisions and disputes arising from strategic, economic, trade and ideological issues continue to predominate.Brazil, for instance, should join the European Union (EU) in a “virtuous and responsible alliance,” and distance itself from China, the country that now emits the greatest volume of greenhouse gases and has an “irresponsible” attitude to climate, Eduardo Viola, a professor of international relations at the University of Brasilia, told IPS.

In the view of this pioneer Brazilian scholar of global climate security, only cooperation between the main greenhouse gas emitters can create the conditions needed to avoid dangerous climate change, which will occur if the average surface temperature of the planet rises by more than two degrees during the course of this century.

An important factor will be whether or not U.S. voters chooses a president in November 2008 who is capable of taking a leadership role in facing this challenge.

Brazil, the sixth largest greenhouse gas emitter after China, the United States, the EU, India and Russia, could contribute to climate-friendly progress by allying itself with European governments and Japan to work for “a transition to a low-carbon economy,” assuming major commitments and recovering the degree of environmental leadership it enjoyed in the 1990s, said Viola.

The peculiarity that deforestation accounts for 60 percent of Brazil’s greenhouse gases means that this country can reduce emissions at a lower cost than larger emitters, he said.

Brazil’s annual emissions were one billion metric tons of carbon dioxide equivalents in 2004, but have already fallen by more than 30 percent, because the rate of deforestation of the Amazon has slowed by more than half over the last three years.

However, the equivocal attitude of the government of Brazilian President Luiz Inácio Lula da Silva prevents it from taking advantage of this result to strengthen its position in climate negotiations, complained Rubens Born, coordinator of the non-governmental Vitae Civilis institute.

“If Brazil were more independent of the Group of 77 (G77) and China, it could make a difference to the future of climate change,” Born told IPS.

The G77, now made up of 130 countries, was formed in 1964 to defend the common economic interests of developing nations. But it is dysfunctional with respect to climate issues, because of the presence of China and the petroleum exporting countries, which have conflicting interests with the rest of the group, said the activist.

Born returned with a sense of disappointment from the Dec. 3-15 Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in Bali, Indonesia.

Political manoeuvring prevented the adoption of an explicit target for industrialised countries’ greenhouse gas emission reductions of 25 to 40 percent by 2020, and relegated the conclusions of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) to a footnote, which “weakened the goal” of the meeting, he said.

(The Nobel Prize-winning panel of 2,500 scientists said in its final report this year that this target range for emissions reductions with respect to 1990 levels is necessary in order to avoid the worst climate catastrophes.)

Some progress was achieved at Bali, such as including steps to protect forests in the Bali “roadmap”, the approval of a climate change adaptation fund to help poor countries protect their people against climate disasters, and encouragement for the G77 to take “measurable, communicable and verifiable” national actions for climate change mitigation, even though developing countries are not obliged to do so under the Kyoto Protocol.

However, these outcomes are insufficient to ensure negotiations will progress at the necessary speed, and “we only have two years” to reach a difficult agreement, Born said.

The new reality demands “a different way of grouping countries,” based on criteria that differ from the traditional economic or military rationales. Environmental and climate issues must climb to the top of the agenda in national and international policy-making, he said.

Brazil is pushing for a permanent seat on the United Nations Security Council, but enlarging the membership of the Council will not solve anything, he said. Instead, he argued, “its functions and agenda need to be updated to include food security and climate security.”

Brazilian diplomacy is facing a growing movement of environmentalists and political opponents who criticise the “postponement” of their environmental and trade policy demands. The reason for their anger is the Brazilian government’s “ideological option for the Third World,” said Viola.

His view is shared by diplomats and members of the business community who are against Brasilia’s policy of seeking stronger ties with Africa, the Middle East and Asia, in an effort to create trade links which they believe are to the detriment of trade with wealthy markets. These alliances have given Brazil a leadership role in the negotiations for a new agreement at the World Trade Organisation.

But when the issue is climate change, these alliances mean that Brazil continues to “save China’s bacon,” according to José Goldemberg, who was environment minister in 1992 when Brazil hosted the Earth Summit in Rio de Janeiro, where the U.N. Conventions on Climate and Biodiversity were approved.

It is absurd to place China, now an economic and technological powerhouse, in the same category as African countries like Burundi, in terms of need for financial aid and technology transfer to help developing countries mitigate and adapt to climate change, Goldemberg, a physicist and energy expert, said in a televised debate.

The crisis requires cooperation by every country, otherwise the ship will sink anyway, and it won’t matter who was historically responsible for the leaks in the hull, he said.

China emitted 5.7 billion tons of carbon dioxide equivalents in 2006, surpassing the 5.6 billion tons emitted by the United States. More alarming is the difference in their annual rates of growth of emissions: eight percent for China and one percent for the U.S., according to statistics from several official and independent sources, said Viola.

Between them, they account for 43 percent of global emissions. China has adopted an economic growth model based on heavy environmental and climate impacts, said Viola, who puts both countries in the “irresponsible” category.

Global climate security depends on a “grand agreement” between the 13 largest emitters, which each contribute over 1.5 percent of the world total, to achieve a substantial reduction in global carbon dioxide emissions, Viola said.

The academic described two alternatives to this future scenario: the Hobbesian, according to which nation-states control their populations, while in the international arena the most powerful nation controls the world order — which he said would be catastrophic, given current tendencies; and “deepened Kyoto,” with more mitigation, but not enough to prevent global temperatures increasing by more than two degrees by 2100.

“A grand agreement will demand the political will for in-depth cooperation for the long term,” but the commitment of some leader countries could help to persuade others to come aboard, Viola said. The EU is already committed, and the United States might become a partner after next year’s elections.

The “first circle” would be completed with China and India, which is responsible for nearly 11 percent of greenhouse gas emissions. However, it would be difficult for these two countries to curb the strong growth in their emissions, given their dependence on fossil fuels.

In the “second circle” of large emitters, made up of Russia, Brazil, Japan and Indonesia, the main difficulty may stem from Russia, a big exporter of oil and gas, where the élite hope that global warming may grant the country a windfall of more agricultural land.

Japan has one of the lowest levels of carbon intensity among industrialised nations, as it emits only 0.15 tons of carbon dioxide equivalents for every 1,000 dollars of gross domestic product (GDP), compared to 0.40 tons in the United States.

But Japan has not confronted the U.S. about climate change because it depends on U.S. military protection.

Since the break-up of the former Soviet Union, Europe is no longer constrained in the same way.

The equation is a complex one, but an alliance between the U.S., the EU and Japan, with the possible participation of Brazil, might be a very persuasive combination and offer a greater contribution to mitigation of climate change than the rest of the world put together, Viola said optimistically.

http://www.commondreams.org/archive/2007/12/26/5995/

[ publié par jeromet le 2008-06-16 11:03:14 ]

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[ Dimanche 08 juin 2008 ]

8 Juin Nouvelles RCI E&D

QUÉBEC VA ADOPTER UNE LOI SUR LE CARACTÈRE

COLLECTIF DE L'EAU

Les grands utilisateurs d'eau souterraine et de

surface au Québec devront acquitter une redevance à

l'État à compter de 2009, une mesure qui s'adresse

aux industries et au monde agricole. C'est ce qu'a

annoncé jeudi la ministre du Développement durable

et de l'Environnement, Line Beauchamp, en précisant

que d'ici là, le gouvernement de la province

adoptera une loi affirmant "le caractère collectif"

de l'eau, une législation qui lui donnera entre

autres les moyens de poursuivre au civil les

entreprises et les individus qui saccagent la

ressource. Déposé jeudi à l'Assemblée nationale à

Québec, le projet de loi 92 "clarifie" le statut

juridique de l'eau de surface et souterraine pour

en faire une propriété collective dont l'État

québécois est le fiduciaire. La pièce législative

introduit par ailleurs un recours de nature civile

permettant au Procureur général d'exiger réparation

"pour tout préjudice écologique subi par les

ressources en eau" attribuable à l'activité

industrielle ou à la négligence individuelle.

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BRITISH PETROLEUM  INVESTIT UN MILLIARD $ DANS LE GRAND NORD CANADIEN

Le Canada a annoncé vendredi un investissement "sans précédent" de plus d'un milliard de dollars du géant pétrolier britannique BP pour l'exploration pétrolière dans le Delta du MacKenzie, dans le Grand Nord canadien. Le ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord canadien, Chuck Strahl, a indiqué que le Canada a retenu les entreprises BP, MGM Energy et ConocoPhilips au terme de l'appel d'offres pour la prospection gazière et pétrolière dans la mer de Beaufort et le delta du MacKenzie. Les investissements totaux sont évalués à 1,2 milliard de dollars. M. Strahl a souligné qu'il s'agissait d'investissements "sans précédent", tout en assurant que le gouvernement allait préserver "l'intégrité de l'environnement marin et de la faune de la mer de  Beaufort". Le ministère s'est félicité de ces "débouchés économiques" pour les populations nordiques du Canada.

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FEU VERT D'OTTAWA À UN PROJET PÉTROLIER CONTROVERSÉ EN ALBERTA

Le gouvernement fédéral du Canada fait volte-face et a décidé vendredi de restituer à la société Imperial Oil un permis pour l'exploitation d'un projet controversé de 8 milliards de dollars dans les sables bitumineux de la province de l'Alberta. L'entrée en production du projet Kearl est prévue pour 2010-2011, avec une capacité initiale d'environ 100,000 barils de pétrole par jour, qui pourrait être portée à 345,000 barils vers 2018. En mars dernier, Ottawa avait annulé le permis émis à la filiale du géant américain ExxonMobil pour le développement de ce projet critiqué par les écologistes en raison du volume de ses émissions de gaz à effet de serre. Le groupe pétrolier s'était plaint à la Cour fédérale, mais celle-ci avait conclu à la mi-mai que le permis n'aurait jamais dû être émis et l'a invalidé. Ottawa a cependant décidé de donner un nouveau feu vert au projet en s'appuyant sur un nouveau rapport d'une Commission d'étude d'impact sur l'environnement. Ce rapport estime que la production de GES dus à l'exploitation des sables bitumineux sera "considérable" mais sans provoquer d'"effet nocif significatif pour l'environnement". Les sables bitumineux, une source non conventionnelle dont les réserves sont estimées à 175 milliards de barils, positionnent le Canada en 2ème place, derrière l'Arabie Saoudite, en terme de réserves pétrolières.

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INAUGURATION À MONTRÉAL DE LA PREMIÈRE BOURSE DU CARBONE AU CANADA

La Bourse de Montréal a lancé officiellement vendredi le Marché climatique de Montréal, la première Bourse du carbone au Canada. Le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi que les ministres canadiens de l'Environnement et des Travaux publics, John Baird et Michael Fortier, ont assisté à l'inscription du tout premier contrat à terme négocié au Canada sur les émissions de gaz à effet de serre. Le Marché climatique de Montréal est une coentreprise de la Bourse de Montréal et de la Chicago Climate Exchange. Il vise à permettre l'achat par les entreprises les plus polluantes de droits d'émissions, sortes de "permis de polluer", à d'autres compagnies ayant au contraire accumulé des crédits en réduisant leurs propres émissions de gaz à effet de serre et se trouvant ainsi au dessous des quotas fixés par les autorités. Le PDG de la Bourse de Montréal, Luc Bertrand, a déclaré que ce nouveau marché "aidera le secteur industriel canadien à découvrir le véritable prix d'une tonne de carbone en vertu du nouveau cadre réglementaire fédéral".


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[ publié par jeromet le 2008-06-08 15:17:18 ]

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[ Vendredi 30 mai 2008 ]

Étiquetage OGM refusé

  
Étiquetage OGM refusé  ·Greenpeace s’indigne

 

Le projet de loi privé C-517 sur l’étiquetage obligatoire des OGM a finalement été rejeté hier par la Chambre des communes, au grand dam des groupes environnementaux canadiens.

En effet, le projet de loi C-517 aurait obligé les commerçants à informer les consommateurs de la présence dans les aliments vendus au Canada d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Mais hier, la Chambre des communes a rejeté le projet, à 156 voix contre 101.

Selon Greenpeace, ces résultats confirment que 156 députés ont préféré les intérêts économiques de Monsanto, la multinationale des produits chimiques et des OGM, à ceux des consommateurs canadiens.

«Malgré la mobilisation de milliers de Canadiens, ceux-ci doivent maintenant s’attendre à ce que Mosanto continue à leur administrer des OGM dans leurs aliments sans qu’ils ne le sachent. Depuis des années, les sondages indiquent, qu’à travers tout le Canada et le Québec, de 80 à 95 % des citoyens veulent l’étiquetage obligatoire des OGM», a expliqué Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture chez Greenpeace.

Une quarantaine de pays dans le monde ont déjà adopté l’étiquetage des OGM, dont l’Union européenne, la Chine et le Japon. Le Canada, quant à lui, rejoint plutôt les idées américaines. En effet, selon Greenpeace, il est le seul pays industrialisé, avec les États-Unis, à encore refuser l’étiquetage des OGM.

«Il est déplorable qu’une majorité de députés préfère protéger le marché des OGM de Monsanto en forçant de facto les consommateurs à en manger contre leur gré», a ajouté M. Darier.

Les OGM dangereux?

Selon Greenpeace, si les OGM ne sont pas étiquetés, c’est nécessairement parce qu’ils ont quelque chose à cacher. Ainsi, l’organisme dénonce que la quasi-totalité des études réalisées à ce jour ont été financées par des entreprises productrices d’OGM comme Monsanto. Éric Darier rappelle que ces études, en plus d’être confidentielles, n’ont jamais été vérifiées par des chercheurs indépendants. En 2001, la Société Royale du Canada l’aurait constaté dans un rapport.

«Si les OGM étaient si bons, il y aurait longtemps qu’ils auraient été étiquetés. En fait, il n’a jamais été prouvé que les OGM soient sécuritaires pour la santé ni pour l’environnement», a indiqué M. Darier.

«Il est clair qu’Ottawa ne va pas bouger sur l’étiquetage des OGM. Il appartient donc aux gouvernements provinciaux et à celui du Québec d’arrêter de tergiverser et d’agir rapidement en mettant en place l’étiquetage obligatoire des OGM tel que promis par Jean Charest en 2003», a conclu Éric Darier.

Greenpeace entend publier la liste des députés qui ont voté contre le projet de loi C-517 concernant l’étiquetage des OGM, de même que les élus ayant appuyé le projet.

Canoe.ca

[ publié par jeromet le 2008-05-30 07:21:01 ]

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[ Vendredi 30 mai 2008 ]

Lourdes pertes en espèces

L'érosion de la biodiversité coûte entre 2000 et 4700 milliards par an, selon une étude présentée à la conférence de Bonn
Bonn -- L'érosion de la diversité de la vie animale et végétale représente un coût évalué entre 1350 et 3100 milliards d'euros (entre 2000 et 4700 milliards de dollars) par an au monde, selon une étude présentée hier à la conférence de l'ONU sur la biodiversité à Bonn.

Cliquez ici!
L'étude, lancée par l'Union européenne et le ministère allemand de l'Environnement, constitue une des premières évaluations majeures de l'impact économique de la perte de la biodiversité dans le monde, à l'instar du rapport de sir Nicholas Stern sur le coût du changement climatique.

«Nous essayons de naviguer sur des eaux agitées et sans carte avec un vieux compas défectueux», a commenté le principal auteur de l'étude, Pavan Sukhdev, un haut responsable de la Deutsche Bank en Inde.

«Il est urgent d'entreprendre des actions de préservation, car les disparitions d'espèces et les dégâts aux écosystèmes sont étroitement liés au bien-être de l'homme», a souligné Pavan Sukhdev.

Intitulée The Economics of Ecosystems and Biodiversity (L'économie des systèmes écologiques et de la biodiversité), cette étude donne une valeur pécuniaire à des facteurs environnementaux tels que l'eau, la protection contre les inondations, les médecines naturelles et les puits de carbone que sont les forêts.

«Alors que notre bien-être est totalement dépendant des services rendus par ces écosystèmes, ils sont considérés comme des biens publics sans marché et sans prix», souligne le rapport.

Certains écosystèmes sont probablement déjà dégradés au-delà de toute possibilité de restauration, conclut Sukhdev. Et d'ici 2050, si rien n'est fait:

- 11 % des espaces naturels restant en 2000 pourraient avoir disparu, transformés pour l'agriculture ou par le dérèglement climatique;

- 40 % des terres actuellement cultivées de façon traditionnelle pourraient devenir des exploitations intensives;

- 60 % des récifs de coraux pourraient avoir disparu, affectant directement le mode de vie de milliards de personnes.

Comme pour le changement climatique, les conséquences de l'érosion de la biodiversité devraient toucher principalement les populations les plus pauvres, selon le rapport.

La valeur réelle de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes doit être intégrée dans les décisions politiques, souligne-t-il.

Environ 150 espèces de la flore et de la faune sauvage disparaissent chaque jour, un rythme qui est de 100 à 1000 fois supérieur à la disparition naturelle des espèces, selon les scientifiques.

Concernant la faune marine, ce dernier a mentionné des études selon lesquelles l'ensemble des réserves halieutiques pourraient avoir pratiquement disparu d'ici 2050 faute de mesures de protection.

Les conséquences d'un tel effondrement seraient désastreuses pour un milliard d'êtres humains, qui dépendent du poisson pour leur apport en protéines. Le secteur de la pêche subirait quant à lui des pertes de 80 à 100 milliards de dollars.

L'étude montre en revanche que l'affectation de 1 % du PIB mondial à la préservation des zones naturelles susciterait de notables améliorations de la qualité de l'air et de l'eau, protégerait la santé humaine et contribuerait à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Fonds mondial pour la nature WWF s'est réjoui dans un communiqué que la biodiversité soit ainsi reconnue comme un enjeu global à l'instar du climat dans le rapport Stern.

Sukhdev a seulement présenté la première partie de son rapport et doit entamer ses travaux sur la deuxième partie, qui sera davantage détaillée.


http://www.ledevoir.com/2008/05/30/191927.html

[ publié par jeromet le 2008-05-30 07:16:04 ]

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[ Mercredi 28 mai 2008 ]

Monsanto: déni et collusion

 Louis-Gilles Francoeur


Un livre-choc accuse la multinationale d'avoir mis en échec depuis 50 ans tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publiques


L'affaire Monsanto atteint le Québec -- un film et un livre sortent en même temps --, où elle ne suscitera peut-être pas le tsunami provoqué en Europe sur la sécurité des semences OGM, mais elle écorchera certainement le tabou qui entoure l'à-plat-ventrisme, sinon la vénalité des scientifiques, des institutions et des politiciens qui se prêtent souvent aux manipulations et aux collusions. Une sorte d'Erreur boréale qui cible cette fois une multinationale accusée de faire main basse sur l'alimentation planétaire.

Quand on referme l'ouvrage de 370 pages, signé par Marie-Monique Robin après trois ans d'une enquête serrée aux quatre coins de la planète, un constat brutal s'impose: tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publique ont été mis en échec depuis plus d'un demi-siècle par cette multinationale -- de Washington à Paris en passant par l'Union européenne et jusqu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) -- grâce à une science de plus en plus asservie, qui érige le conflit d'intérêts en règle de fonctionnement.

Le Monde selon Monsanto - De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien a été publié en Europe chez Arte avec préface de Nicolas Hulot et ici chez Stanké avec postface de la sociologue Louise Vandelac. Il a suscité une verte polémique, avec plus de 40 000 exemplaires déjà vendus. Mais la crédibilité de cette enquête unique a été immédiatement attaquée sur Internet par des personnes liées à Monsanto et au lobby de la transgénèse, révélait cette semaine un dossier de L'Express.

La polémique engendrée par ce livre et le documentaire-choc qui porte le même titre -- lequel prendra l'affiche le 23 mai à Ex-Centris -- n'est visiblement pas étrangère à la défaite cette semaine du projet de loi censé libéraliser leur utilisation en France. Mais Monsanto, qui contrôle la majorité des semences OGM actuellement vendues sur la planète, ne lâche pas facilement. Ni ses alliés. Le projet de loi, défait sur une question préalable, va refaire surface et la majorité sarkozyenne battra le rappel de ses troupes pour forcer son adoption.

Cette riposte est en tous points conforme à la manière Monsanto, que Marie-Monique Robin démonte comme une horlogère dans son enquête.

Un fonctionnaire féru d'histoire nous avait un jour montré une série de réclames publicitaires de Monsanto, qui remontaient aux années 50. On y parlait d'un produit fabuleux, les biphényles polychlorés (BPC), qui allait multiplier les progrès dans tous les domaines de la technologie grâce à leur résistance à la chaleur. Aujourd'hui, la merveille devenue calamité contamine pour des siècles la planète jusqu'aux pôles. Son potentiel cancérigène et mutagène est chaque année reconnu davantage. Mais le côté extraordinaire de cette histoire, c'est que la même multinationale vante aujourd'hui les OGM dans les mêmes termes et que, malgré les histoires d'horreur qui ont frappé ses herbicides bourrés de dioxines comme l'agent orange ou ses hormones de croissance bovine et laitière aujourd'hui interdites en Europe, la multinationale de Saint Louis continue de confondre de la même manière les gouvernements et la communauté scientifique.

Les BPC

Marie-Monique Robin a retrouvé la trace de plusieurs de ces procureurs qui se sont opposés à Monsanto, comme Donald Stewart, qui se battra sept ans pour les citoyens de la petite ville d'Anniston, ce qui déclenchera une bataille juridique de 15 millions contre l'usine locale de Monsanto qui y fabriquait ses BPC. Le procès intenté par la population permettra de mettre la main sur 500 000 pages de documents secrets, qui feront en sorte d'établir que Monsanto connaissait depuis longtemps l'impact des rejets de BPC de son usine dans les eaux qui alimentaient en poissons le quartier noir situé en aval. Monsanto a produit à son usine d'Anniston 308 000 tonnes de BPC entre 1929 et 1971, selon des documents déclassifiés par l'Environmental Protection Agency (EPA): 27 tonnes ont été rejetées dans l'atmosphère, 810 tonnes dans l'eau du Snow Creek et 32 000 tonnes ont été enfouies dans un dépotoir voisin à ciel ouvert au coeur du quartier noir.

Une note interne de Monsanto confirmait il y a plusieurs décennies que «nos ouvriers ont été effectivement affectés par les BPC». Mais jamais Monsanto n'a averti les habitants d'Anniston, qui continueront de manger les poissons du Snow Creek jusqu'en 1993 grâce à la complicité de l'EPA. De son côté, la Food and Drug Administration (FDA), qui avait pourtant effectué des tests sur les poissons, y avait découvert une concentration moyenne de 277 parties par million (ppm) alors que la norme de consommation est de cinq ppm. Mais la FDA n'a jamais avisé la population locale du danger et attendra 1993 avant de promulguer une interdiction de consommation. Pourtant, une note interne de Monsanto datée de 1970 disait clairement que «nous déchargeons actuellement 16 livres de BPC par jour contre 250 en 1969 dans Snow Creek». «Confidentiel, détruire après lecture», ajoutait l'auteur.

La politique du déni

L'histoire des BPC, ces petits cousins du DDT, est aussi celle de l'agent orange, un herbicide mis au point pour l'armée américaine afin de défolier les repaires verdoyants des Viêt-công. Ces épandages ont engendré une génération d'enfants morts-nés au Nord-Vietnam, avec des déformations dont un véritable musée des horreurs conserve aujourd'hui la preuve, en plus d'avoir intoxiqué et rendu malades depuis 30 ans des dizaines de milliers de militaires américains qui ont été en contact avec ce mélange de deux herbicides.

«Il n'y a pas de preuve consistante et convaincante que les BPC sont associés à des effets sanitaires sérieux et à long terme», déclarait en 2002 John Hunter, le p.-d.g. de Solutia, une filiale de Monsanto. La multinationale se battra avec le Pentagone contre les militaires intoxiqués, qui n'obtiendront que des broutilles dans un dossier juridique qui est encore ouvert.

BPC, agent orange, somatropine, la politique de Monsanto sera de nier les faits malgré les évidences contraires, de manipuler les données de ses études et de n'en point divulguer les données de base, d'attaquer la crédibilité des chercheurs indépendants qui critiqueront ses propres analyses et conclusions, explique Marie-Monique Robin. C'est ce qu'elle appelle la «politique du déni», que pratiquera aussi Monsanto dans le dossier de l'agent orange jusqu'à ce que les dioxines, tout juste capables de déclencher une dermatite selon ses scientifiques, soient inscrites sur la liste des 12 substances les plus dangereuses de la planète dans un traité international voué à leur élimination totale.

Mais avant que la communauté internationale ne se réveille et n'en vienne à ce verdict, des dizaines de sommités scientifiques, souvent payées en secret par Monsanto, vont dénigrer et attaquer tout ce qui se met en travers de son chemin.

Ses échecs répétés avec les produits chimiques n'empêcheront pas Monsanto de lancer au début des années 60 l'herbicide Round Up, un glyphosate tiré d'un acide aminé qui tue toute végétation en bloquant la production de chlorophylle. Lancé sur le marché en 1974, l'herbicide échappera au filet de l'EPA même si les tests d'homologation de Monsanto ont été basés en partie sur des données falsifiées produites par la firme IBT, qui a caché «un nombre infini de morts chez les rats et souris testés» dans différents dossiers d'homologation, y compris 30 tests sur des glyphosates. D'autres manipulations seront dévoilées par le New York Times, qui conclura à propos de l'herbicide le plus populaire au monde que l'EPA l'a déclaré sans danger sans que la chose ait jamais été prouvée.

Pourtant, plusieurs études, dont une canadienne réalisée en 2001 à l'Université de Saskatoon, démontrent que des humains exposés au glyphosate courent deux fois plus de risques de développer un lymphome non hodgkinien. Accumulant les preuves et donnant chaque fois la référence scientifique, Marie-Monique Robin met littéralement en pièces la crédibilité des mécanismes nord-américains d'homologation, Canada compris. Et comme les Européens copient les Américains et que l'ONU va dans le même sens que l'Europe et l'Amérique quand ils se prononcent, la partie est facile si on réussit à piper les dés au départ.

Les hormones

La politique du déni gagnera les instances gouvernementales dans le dossier de l'hormone transgénique de croissance bovine, la rBST, que les agriculteurs n'achèteront pas chez les vétérinaires mais directement de Monsanto. La FDA empêchera par une directive les producteurs de lait naturel d'indiquer qu'il ne contient pas l'hormone de croissance pour ne pas nuire à la production de lait stimulée par le produit transgénique. Plusieurs entreprises seront poursuivies par Monsanto et s'en tireront en écrivant sur leurs contenants que, pour la FDA, le lait avec ou sans rBST, c'est du pareil au même...

Cette directive provenait d'un service gouvernemental dirigé par un avocat qui avait fait partie d'une étude légale liée à Monsanto. Et le texte de la directive sera signé par son assistante, qui avait travaillé chez Monsanto sur la rBST et qui continuait de publier pendant ce temps des articles avec des scientifiques de la multinationale... sur la rBST. Ces révélations publiques par des dénonciateurs ne vont pas provoquer un sursaut critique dans la machine gouvernementale, mais plutôt une chasse aux sources, aux États-Unis comme au Canada. Ici, des scientifiques de Santé Canada refuseront de confirmer l'innocuité de cette hormone sur la foi de résumés des études confidentielles de Monsanto et ils accuseront même leurs supérieurs de corruption devant une commission sénatoriale. Ces courageux chercheurs -- Shiv Chopra, Gérard Lambert et Margaret Haydon -- seront finalement congédiés. À la ferme, les agriculteurs qui ont administré le Posilac à leurs vaches vont constater partout en Amérique qu'elles cessent de se reproduire. Des troupeaux seront décimés, notamment par des mammites à répétition.

Finalement, le Posilac sera interdit au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Mais selon Monsanto, c'était le «produit le plus étudié de l'histoire de la FDA»...

http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190144.html

[ publié par jeromet le 2008-05-28 09:04:16 ]

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[ Mercredi 28 mai 2008 ]

28 Mai Revue de Presse E&D

Le coût du pétrole limite les avantages de la mondialisation

La hausse des coûts de l'énergie limite les avantages de la mondialisation en augmentant les frais de transport à un point tel qu'ils contraignent les entreprises à se rapprocher de leurs marchés respectifs, conclut un rapport Marchés mondiaux CIBC.

La mondialisation était «réversible» selon le spécialiste.

En fait, l'explosion des frais de transport provoquée par la flambée des cours du pétrole a annulé les efforts de libéralisation du commerce menés depuis trois décennies, ont-ils observé. En 2000, alors que le baril de pétrole se négociait à 20 $US, les frais de transport équivalaient à un tarif de 3 %, est-il écrit dans le rapport. Actuellement, les coûts d'expédition représentent l'équivalent d'un tarif de 9 %, et à 150 $US le baril de pétrole, ils équivaudraient à un tarif de 11 %,

http://www.ledevoir.com/2008/05/28/191623.html

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AVERTISSEMENT D'EXPERTS CANADIENS EN GESTION DE L'EAU

Des experts en gestion de l'eau affirment que la plupart des Canadiens ne réalisent pas que l'eau qu'ils prennent pour acquise est menacée par une surutilisation et une mauvaise gestion de la ressource. Le groupe environnemental Pollution Probe affirme que les changements climatiques pourraient conduire le pays à faire face à des pénuries d'eau dans un proche avenir. La Journée internationale de l'eau est célébré dans le monde. L'ONU entend se servir de l'événement pour avertir du danger des pénuries d'eau qui pourraient affecter jusqu'aux deux tiers de la population mondiale d'ici 2025.


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[ publié par jeromet le 2008-05-28 09:02:54 ]

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[ Mercredi 07 mai 2008 ]

Hors de l'OPEP, point de salut pour la production

Les pays producteurs de pétrole hors OPEP, comme la Russie et les États-Unis, ne sont pas en mesure d'accroître leur offre suffisamment pour faire baisser les prix du brut, à cause d'une forte demande interne, d'investissements trop faibles et de gisements qui s'épuisent.

À court terme, «aucun pays non-OPEP [Organisation des pays exportateurs de pétrole] n'est en mesure de produire plus. Ils vendent tout le pétrole qu'ils peuvent», souligne Francis Perrin, directeur de la rédaction de la revue Pétrole et Gaz arabes. À l'inverse, l'OPEP dispose d'une réserve de production d'environ deux millions de barils par jour (mbj), essentiellement aux mains de l'Arabie saoudite, même si le cartel refuse pour l'instant de pomper plus.

À plus long terme, les pays hors OPEP, qui représentent 60 % de l'offre mondiale, ne semblent pas non plus en mesure d'augmenter significativement leur offre pour répondre à la croissance de la demande mondiale. «Nous anticipions jusqu'à peu une hausse de la production hors OPEP mais tout le monde revoit en baisse ses prévisions à cause de déceptions cette année au Mexique, en Russie et au Brésil», explique Mike Wittner, de la Société Générale.

«On table sur une production stable sur 2011-12», poursuit David Fyfe, de l'Agence internationale de l'énergie, qui représente les intérêts énergétiques des pays industrialisés. «Il y a quelques sources d'augmentation de l'offre à long terme, comme au Kazakhstan, au Brésil, ou au Canada, mais elles peinent à compenser le déclin de gisements» britanniques et norvégiens en mer du Nord, souligne M. Perrin.

Aux États-Unis aussi, «le développement des gisements offshore dans le golfe du Mexique ne suffit pas à compenser le déclin d'autres gisements plus anciens», ajoute-t-il.

Certains pays pâtissent d'un manque d'investissement, comme le Mexique, où la compagnie nationale Pemex verse la totalité de ses bénéfices à l'État, ce qui la prive de moyens de prospection. D'autres champs à fort potentiel souffrent de conditions d'exploitation difficiles, comme celui de Kashagan au Kazakhstan (grande profondeur, forte teneur en soufre, etc.). Plus grosse découverte pétrolière au monde depuis la fin des années 1960, Kashagan devrait produire à terme près de 1,5 mbj, mais son exploitation ne cesse d'être reportée et ne démarrera pas avant fin 2011.

Le Canada, avec ses sables bitumineux, constitue la plus importante réserve prouvée d'or noir de la planète derrière l'Arabie saoudite, mais l'exploitation de ce pétrole extra-lourd pose des problèmes techniques qui tardent à être résolus.

Des inconnues

De nombreuses zones restent encore sous-explorées, comme en Afrique, mais, si les cours élevés du brut ont gonflé les caisses des compagnies pétrolières, les coûts ont doublé en quatre ans, freinant la recherche de nouveaux gisements.

La Russie, qui produit actuellement environ 9,5 mbj de brut et dispute à l'Arabie saoudite la place de premier producteur mondial d'or noir, reste «un immense point interrogation», note M. Perrin. «Nous prévoyons une croissance de la production en Russie, mais faible, et loin des taux à deux chiffres du début de la décennie», remarque M. Witter. «Les investissements sont insuffisants et ce n'est pas le pays le plus attractif pour les sociétés étrangères», remarque M. Perrin, précisant qu'il «y a énormément de zones inexplorées, surtout en Sibérie orientale, mais ce territoire est gigantesque et difficile à exploiter».

Pour Jean-Marie Chevalier, professeur à l'université Dauphine, «notre dépendance vis-à-vis de l'OPEP va donc encore augmenter».

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/188109.html

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[ publié par jeromet le 2008-05-07 07:15:10 ]

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[ Mercredi 07 mai 2008 ]

7 Mai Revue de Presse E & D

Aux prises avec une contamination sévère de leurs eaux


Nashina Shariff, de la Société de surveillance des toxiques de l'Alberta, expliquait hier au Devoir par téléphone que cette mince réduction de l'intensité des GES masquait une augmentation en chiffres absolus en raison de l'augmentation importante de la production des sables bitumineux. Mais, dit-elle, le gouvernement albertain n'a pas voulu préciser l'importance de cette augmentation en chiffres absolus pour ne pas perdre la face.

Selon Nashina Shariff, l'Alberta doit hausser rapidement autour de 30 $ le coût de la tonne de GES et porter ce montant à 75 $ d'ici 2020, comme le recommande l'ONU, si elle veut vraiment que la séquestration de CO2 devienne une option rentable pour ces sociétés commerciales.

Quant aux autochtones de la région, ils sont sur un pied de guerre depuis une semaine à la suite de la mort de plus de 500 canards, empoisonnés dans les étang toxiques de Syncrude Canada. C'est dans ce genre de bassins de rétention que s'accumulent généralement les eaux usées de l'industrie pétrolière de la région de Fort McMurray.

Pour les bandes autochtones, l'Alberta doit impérativement faire le point scientifiquement sur la contamination croissante des rivières qui écopent des écoulements de ces étangs de rétention et des rejets industriels. Trop de signes, disent-ils, d'intoxication à l'arsenic, au mercure et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont désormais disponibles à partir d'analyses faites sur des poissons et la sauvagine pour ne pas penser que ces communautés sont maintenant aux prises avec une contamination sévère de leurs eaux.

http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188351.html

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Sachs, qui a lié la crise alimentaire à la hausse de la demande et aux catastrophes climatiques, a appelé à ne pas répondre à cette crise uniquement par une aide alimentaire d'urgence. «La première étape devrait être d'aider les petits agriculteurs en Afrique et dans les autres régions à bas revenus à augmenter leur rendement», en leur fournissant engrais, semences plus efficaces et systèmes locaux d'irrigation, a-t-il insisté, notant que «heureusement», aider à faire pousser des cultures vivrières localement coûtait «un dixième» de l'acheminement de l'aide alimentaire.

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«Le développement durable est, dans les faits, une série d'intentions proposant de voir les choses dans une large perspective, d'être prudent et généreux et de porter la responsabilité de ses actes. Mais tous ces éléments existent depuis le début de la civilisation

«Écoutez, on vit dans un monde où l'on perd beaucoup de temps à préciser quelque chose qui sera toujours flou. On ne peut pas penser le développement durable, on ne peut que juger de la durabilité du développement après coup.» En clair, dit-il, il faut revenir à l'essentiel, soit miser sur la responsabilité citoyenne envers son environnement immédiat.

«Il existe, poursuit M. Villeneuve, plusieurs pistes de solutions qui s'offrent aux humains pour réduire les facteurs qui provoquent les changements climatiques. Et puis, on ne peut pas toujours s'en remettre au système pour régler les problèmes; il nous faut, à titre individuel, être en mesure de se "policer" pour aboutir à des résultats concrets. Vous savez, on vit dans une société où les dépenses personnelles sont plus élevées que les revenus. Eh bien, la liberté de consommer, c'est aussi la liberté de ne pas le faire.»

Et le pétrole, dans tout cela?

Dans cette optique, on a en effet le loisir de ne pas (ou moins, soyons réalistes) consommer de pétrole. De toute manière, le pétrole n'en a pas pour très longtemps,

Cet ouvrage avance que, d'ici 15 à 20 ans, peut-être avant, l'humanité aura consommé la moitié des réserves ultimes de pétrole. À peine une décennie plus tard, le même sort attend le gaz naturel. La vie après le pétrole, poursuit-on, est difficilement imaginable, non pas tant à cause du manque d'options de rechange techniques, économiques et physiques, mais en raison de la rigidité des comportements sociaux et des structures organisationnelles. Plus encore, lit-on, la mollesse généralisée de la communauté internationale devant le principal problème à résoudre en ce XXIe siècle, soit gérer la décroissance des combustibles fossiles, fait peur.

 «L'hypothèse que j'avance, dit-il, c'est que l'âge du pétrole sera suivi par celui de l'électricité. Je crois que chaque communauté dans le monde aura son propre modèle d'approvisionnement énergétique qui sera basé sur l'électron, et le modèle québécois sera considéré comme une référence.» M. Lafrance estime aussi que le défi mondial à l'échelle de la gouvernance, afin d'assurer un avenir durable pour la planète, «est de respecter le protocole de Kyoto»

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/187834.html

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Le réchauffement touchera bientôt l'Antarctique

Les changements climatiques devraient provoquer un réchauffement de l'Antarctique d'ici quelques années, pendant qu'à l'autre bout du monde, la situation de l'Arctique demeurera précaire, préviennent des chercheurs.

Si l'intensité de la radiation solaire et la quantité de gaz à effet de serre sont similaires aux deux endroits, explique l'océanographe James Overland, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, les deux régions réagissent jusqu'à présent fort différemment.

L'été dernier, la glace marine a fondu à un niveau sans précédent dans l'Arctique, une situation que plusieurs attribuent aux changements climatiques. Les chercheurs croient maintenant que les fluctuations naturelles de température y sont aussi pour quelque chose, les deux phénomènes se renforçant mutuellement pour créer un Arctique où on retrouve moins de glace que jamais.

M. Overland s'attend maintenant à ce qu'on ne retrouve dans l'Arctique qu'une quantité minime de glace marine en septembre, soit environ 40 % de moins qu'il y a 20 ans.

D'autre part, poursuit le scientifique américain, le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique a contribué à maintenir les températures basses pratiquement partout sur le continent. Mais au fur et à mesure que ce trou se réparera au cours des prochaines années, les effets des changements climatiques commenceront à être ressentis dans la région.

M. Overland, qui reconnaît avoir été jadis sceptique quant à l'impact du réchauffement planétaire, estime que ces conclusions sont «stupéfiantes».

De plus, ajoute le climatologue Gareth Marshall, du British Antarctic Survey, les changements climatiques ont renforcé les vents qui circulent autour du continent antarctique, emprisonnant de l'air froid à l'intérieur.

Mais l'intensité de ces vents diminuera au cours des prochaines années, prévient-il, permettant à de l'air chaud de s'infiltrer.

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/188159.html

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[ publié par jeromet le 2008-05-07 07:09:07 ]

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[ Lundi 07 avril 2008 ]

Seconde génération de biocarburants : l'urgence

Deux études publiées dans le magazine Science la semaine dernière ont renforcé le sentiment d'urgence envers la nécessité de passer à la seconde génération de biocarburants.

Le Président du Worlwatch Institute revient sur ces deux études qui agitent la presse et les milieux scientifiques américains :

"Les deux études, l'une menée par une équipe de chercheurs de l'Université du Minessota et l'autre par des chercheurs de l'université de Princeton, ont révélé le fait que les biocarburants peuvent être responsables de plus d'émission de dioxyde de carbone qu'ils ne permettent d'en économiser. Ce, si l'on prend en compte le fait qu'ils entraînent la transformation d'espaces naturels en terres cultivées, ce qui relâche dans l'atmosphère le carbone contenu dans les arbres, les herbes et dans le sol.

Ce que montrent ces deux articles ? Que le défrichage des terres pour les cultures énergétiques, surtout quand il est synonyme de  déforestation, de destruction des tourbières et des prairies, qui sont les mailleures méthodes de capture du carbone, est une mauvaise idée.

La raison en est claire : les forêts et les prairies constituent à travers le monde un énorme réservoir de carbone, qui ne fera qu'accentuer l'effet de serre s'il est rejeté dans l'atmosphère. Même la "switchgrass", lorsque cultivée sur des terres actuellement consacrées à la production de maïs, pourrait augmenter les émissions de 50%, si sa culture implique le défrichage forcé de nouvelles terres pour faire pousser de la nourriture.

Les articles de Science, repris par le Wall Street Journal, le New York Times, le Los Angeles Times, et virtuellement n'importe où ailleurs, ont fait les gros titres, tels "Les biocarburants considérés comme une menace pour le Climat". Cette question agite profondément les milieux scientifiques. Selon la journaliste du Washington Post Juliet Eilperin, d'éminents scientifiques ont réagi aux nouvelles études en envoyant une lettre au Président Bush et à la Présidente de la Chambre des représentants, pour les inciter à reconsidérer les politiques énergétiques.

"Alors que les responsables politiques aux Etats-Unis et en Europe ont tenté de mettre en place des garde-fous pour garantir le fait que les biocarburants ne seront pas cultivés aux détriment des espaces naturels vierges, les articles montrent que la conversion de la terre résulte souvent de cette expansion", ont écrit les 10 scientifiques.

"Il est un besoin urgent d'une politique qui garantisse que les biocarburants ne seront pas produits au détriment de forêts, prairies ou de terres agricoles productives."

Ces études offrent de nouvelles preuves importantes pour renforcer le message que diffusait le WorldWatch Institute dans son livre, en 2007 "Les biocarburants pour le Transport" :

"Parce que l'augmentation de la superficie des terres utilisées pour produire de la nourriture peut entraîner des rejets de grandes quantités de carbone à partir du sol et de la biomasse existante, ils peuvent réduire à néant les bénéfices des biocarburants pour des décennies."

Aujourd'hui, cette affirmation est avérée, l'expansion de certaines cultures de biocarburants pourrait effectivement empirer les problèmes climatiques.

Il est temps pour les décideurs politiques, à Washington et dans le monde entier, de réduire les subventions accordées aux biocarburants issus de plantes alimentaires, et à les augmenter vers les biocarburants qui réduisent rééllement les émissions de gaz à effet de serre, et permettent par la même occasion de lutter contre d'autres problèmes environnementaux.

L'automne dernier, le Worldwatch Institute a travaillé avec le Sierra club, pour éditer le rapport "Destination Iowa : Vers un Avenir durable pour les biocarburants", qui prononçait des recommandations pour que l'Etat de l'Iowa, l'un des leader américains pour la production d'éthanol, parvienne à un tel résultat.

Certaines de ces recommandations pour un avenir durable des biocarburants, incluaient :

    * D'accélérer le développement des biocarburants cellulosiques, et les infrastructures afférentes pour la récolte, le transport et les procédés de transformation.

    * D'encourager la technique culturale simplifiée (no-till), la couverture végétale, et les zones ripariennes.

    * D'aider les agriculteurs qui voudraient investir dans des cultures énergétiques durables telles que le couvert végétal, les arbres à croissance rapide.

    * De réduire les subventions envers les producteurs de biocarburants issus de plantes alimentaires, et augmenter celles qui encouragent celles qui ont une faible empreinte carbonique, comme les déchets de culture, et les biocarburants dérivés de plantes cellulosiques.

    * D'accroître l'investissement dans l'énergie renouvelable, solaire, éolien et toutes les autres formes, pour permettre un meilleur rendement en terme de protection du climat que les biocarburants actuels.

Le message principal que doit tirer le monde des études parues, est que le système agricole actuel, comme le système énergétique actuel, n'est pas durable. Et à moins que cela ne soit réglé, la production croissante, à la fois de nourriture et de carburant, provoquera des ravages.

Un article récent publié dans Environnmental Health Perspectives soulignait que des niveaux élevés de consommation de viande conduisent également au défrichement et à la hausse des émissions de gaz à effet de serre, au même titre que le maïs. Dans les seuls derniers mois de 2007, plus de 3 000 km carrés de forêts ont été défrichés en Amazonie pour faire de la place aux élevages de bétail et pour faire pousser les plants de soja pour l' alimentation des bêtes."

 

Christopher Flavin est président du Worldwatch Institute, Organisation de recherche en environnement basée à Washington.

http://www.enerzine.com/6/4155+Seconde-generation-de-biocarburants-l-urgence+.html

[ publié par jeromet le 2008-04-07 11:23:04 ]

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[ Lundi 07 avril 2008 ]

L'ascension fulgurante" des énergies renouvelables

Réseau de l'énergie renouvelable pour le 21ème Siècle), en collaboration avec le Worldwatch Institute.

En 2007, les chiffres du REN21 présentent une augmentation de 28% pour les capacités de l'énergie éolienne, tandis que la capacité solaire photovoltaïque raccordée au réseau a connu un bond de 52%.

http://www.enerzine.com/14/4295+L-ascension-fulgurante-des-energies-renouvelables+.html

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[ publié par jeromet le 2008-04-07 11:21:14 ]

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[ Mardi 01 avril 2008 ]

De nouvelles failles dans le plan climatique fédéral

De nouvelles failles dans le plan climatique fédéral permettront aux émissions de sables bitumineux d'augmenter


Ottawa - De nouvelles failles majeures dans le plan sur le changement climatique du gouvernement fédéral permettront aux émissions de gaz à effet de serre d'augmenter et tirent une épine du pied à l'industrie polluante des sables bitumineux en reportant les réductions des émissions de dix ans, de dire les représentants de Climate Action Network Canada-Réseau action climat Canada, selon une nouvelle analyse de l'Institut Pembina.

« À un moment où le Canada devrait se montrer sévère face aux grands pollueurs, le pays prend une direction opposée », de dire Arthur Sandborn de Greenpeace Canada. « Nous avons besoin de plafonds absolus sur les émissions et de cibles obligatoires pour le secteur industriel qui entrent en vigueur maintenant, pas dans 10 ans. »

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement a mis à jour sa proposition de réglementation des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les grandes industries. Le gouvernement fédéral affirme que les nouvelles mesures contenues dans le cadre de réglementation montrent qu'il fait preuve d'une plus grande sévérité sur la question de la pollution industrielle.

« Les nouvelles mesures offrent pratiquement le champ libre aux nouvelles installations de sables bitumineux pour les dix prochaines années et, lorsque combinées aux nouvelles failles que le gouvernement a introduites, cela résultera probablement en un cadre encore plus faible que ce qui était proposé il y a un an », de dire Clare Demerse de l'Institut Pembina, une auteure de l'analyse.

Une des nouvelles mesures du gouvernement fédéral est d'établir des cibles basées sur le captage et le stockage du carbone (CSC) pour les installations de sables bitumineux qui sont créées après 2011 - une obligation qui n'entrera pas en vigueur avant 2018.

Les projections mêmes du gouvernement montrent que son échéancier sur les cibles de CSC permettront aux entreprises de sables bitumineux de pratiquement tripler leurs émissions d'ici 2017 avant qu'elles diminuent une fois que les nouvelles cibles entreront en vigueur en 2018. Et en exemptant de ces cibles les installations mises sur pied avant 2012, l'échéancier du gouvernement fédéral crée en fait une mesure incitative pour que les entreprises établissent des installations de sables bitumineux plus rapidement afin de « battre l'échéancier » et d'éviter purement et simplement les cibles de CCS.

Le Canada présente également des renseignements trompeurs à la communauté internationale. Dans des documents soumis aux Nations Unies, le gouvernement du Canada affirme que le « Canada exigera que les nouvelles installations de sables bitumineux et les centrales thermiques alimentées au charbon mettent en place des technologies de captage et de stockage du carbone à grande échelle et d'autres
technologies écologiques », laissant de côté le fait qu'il n'y a pas d'« exigence » (uniquement des cibles basées sur le CSC), que les installations créées avant 2012 sont exemptées et que les cibles de CSC seront appliquées uniquement à compter de 2018.

« Si le gouvernement fédéral avait mis ne serait-ce que la moitié des efforts dans la mise en œuvre de véritables solutions qui réduisent vraiment les émissions qu'il a mis dans la création de tactiques de retard et de stratégies de communication fallacieuses, nous aurions fait un bon bout de chemin dans la réduction de nos émissions », de dire Emilie Moorhouse du Sierra Club Canada.

Les autres faiblesses du cadre de réglementation incluent :
o L'utilisation des cibles d'intensité plutôt que des plafonds absolus sur la pollution industrielle. Les cibles d'intensité permettent aux émissions de s'accroître si la production croît rapidement. (Les émissions du Canada ont augmenté de 25 % entre 1990 et 2005, malgré les diminutions d'intensité de 17 % au cours de la même période.) Une meilleure solution serait de réglementer les réductions d'émissions absolues par le biais d'un système de plafonnement et d'échange des droits d'émissions, ou d'imposer une taxe sur les émissions carboniques suffisamment élevée pour réduire de façon significative les émissions.

    * L'utilisation d'un Fonds pour la technologie, qui permet aux émetteurs de respecter leurs cibles sur papier en faisant des paiements au gouvernement fédéral plutôt que de réduire leurs émissions.

    * L'utilisation de l'année 2006 comme année de base pour le calcul des cibles. Le gouvernement fédéral prévoit réduire les émissions de 20 pour cent sous les niveaux de 2006 d'ici 2020. Cependant, lorsque convertie à l'année de base reconnue internationalement de 1990, la cible du Canada est en fait d'environ 2 % au-dessus du niveau d'émissions de 1990. Cela fait en sorte que le Canada est loin de faire sa juste part de l'effort mondial pour éviter un changement climatique dangereux.

    * De nouvelles cibles « corporatives » pour le secteur de l'électricité ouvrent la porte au double comptage. Uniquement dans le cas des centrales thermiques alimentées au charbon en Ontario, ces nouvelles cibles pourraient affaiblir le système de 20 millions de tonnes par année après 2014.

- 30 -

L'analyse du cadre de réglementation du gouvernement fédéral effectuée par l'Institut Pembina pour les émissions industrielles se trouve en ligne ici

 

http://www.climateactionnetwork.ca/f/nouvelles/2008/sables-bitumineux-2008-03-27.html

[ publié par jeromet le 2008-04-01 12:38:19 ]

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[ Mardi 01 avril 2008 ]

China signs $2bn Iran oil deal

The deal comes at a crucial time for an Iranian energy industry facing mounting international pressure [AFP]

One of China's biggest energy companies has signed a $2bn deal to develop a huge oil field in Iran, defying US calls for a trade boycott with Tehran.

 

Under the deal, China's biggest refiner, Sinopec, will eventually help pump out 185,000 barrels of oil a day from the Yadavar field in southwest Iran.

Al Jazeera

[ publié par jeromet le 2008-04-01 12:28:24 ]

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[ Mardi 04 mars 2008 ]

4 Mars Notes de lecture E & D
URGENTES POUR PROTÉGER LES GRANDS LACS Les maires des villes des rives des Grands Lacs et du Saint-Laurent exigent des actions urgentes des gouvernements canadien et américain pour protéger ces plans d'eau. Les élus, qui sont réunis samedi au Wisconsin, veulent faire des Grands Lacs et du Saint-Laurent un enjeu des prochaines élections dans les deux pays. Les Grands Lacs, le plus grand bassin d'eau douce au monde, sont menacés par la pollution, la baisse du niveau de l'eau et l'apparition de certaines espèces envahissantes.RCI ======================= LE SAUMON SAUVAGE DU CANADA MENACÉ PAR L'ÉLEVAGE INDUSTRIEL Le saumon sauvage du nord-ouest du Canada risque de disparaître rapidement en raison d'un parasite qui prolifère du fait du développement des élevages industriels. Une étude canadienne publiée jeudi aux États-Unis soutient que des infestations de parasitose du saumon provoquées par les fermes d'aquaculture qui se multiplient conduisent les saumons sauvages à l'extinction. L'auteur de l'étude, Martin KrKosek, un écologiste de l'Université d'Alberta, et ses deux co-auteurs concluent à un rapide déclin de la population des saumons sauvages depuis quatre ans. Ils ajoutent que si l'infestation continue, 99% de ces poissons auront disparu d'ici quatre ans. Ces scientifiques ont calculé que ce parasite avait tué plus de 80% des saumons retournant annuellement dans l'archipel de Broughton, en Colombie-Britannique. ======================= Le commissaire au développement durable du Québec, Harvey Mead, brosse un tableau sombre et inquiétant du bilan environnemental en ce qui touche la province francophone du Canada. Dans son premier rapport remis jeudi à l'Assemblée nationale, M. Mead affirme que le gouvernement québécois ne s'est pas donné les moyens pour atteindre ses objectifs en matière d'environnement. Au chapitre de la consommation et de la production responsable, il affirme que le Québec figure parmi les 10 nations qui gaspillent le plus les ressources naturelles, aux côtés de pays comme les États-Unis, les Émirats Arabes unis et le Koweït. ======================= Big Oil Lets Sun Set on Renewables Shell has quietly shed most of its solar power, while BP is buying into dirty tar sands Published on Tuesday, December 11, 2007 by The Guardian/UK ---------------------------- 'The biggest environmental crime in history' By Cahal Milmo BP, the British oil giant that pledged to move "Beyond Petroleum" by finding cleaner ways to produce fossil fuels, is being accused of abandoning its "green sheen" by investing nearly £1.5bn to extract oil from the Canadian wilderness using methods which environmentalists say are part of the "biggest global warming crime" in history. Independent.co.uk Online Edition: Home ==================

[ publié par jeromet le 2008-03-04 09:42:26 ]

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[ Mardi 19 février 2008 ]

Les OGM augmentent l’usage des pesticides
Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté Un nouveau rapport des Amis de la Terre révèle que les OGM ont conduit à une hausse massive de l’usage des pesticides et n’ont pas réussi à augmenter les rendements ou à vaincre la faim et la pauvreté dans le monde [1]. Ce rapport coïncide avec la sortie annuelle des données de l’industrie des biotechnologies sur les cultures OGM à travers le monde [2]. Pour Christian Berdot, en charge des OGM aux Amis de la Terre France : "Les OGM ont échoué à apporter les bénéfices promis depuis des années par l’industrie des biotechnologies. A la place, l’augmentation de l’usage des pesticides causé par ces cultures menace l’environnement et les populations à travers le monde.” Selon Nnimmo Bassey, coordinateur des Amis de la Terre International sur les OGM au Nigéria : “L’industrie des biotechnologies dit aux Africains que nous avons besoin des OGM pour répondre à nos besoins alimentaires. Mais la majorité des OGM sont utilisés pour nourrir le bétail des pays riches, pour produire des agrocarburants causant des dommages énormes et n’ont même pas un rendement supérieur aux cultures conventionnelles.” Helen Holder, coordinatrice de la campagne OGM des Amis de la Terre Europe, rajoute : “Il est de plus en plus clair que l’Union Européenne et ses états membres ont raison d’appliquer le principe de précaution aux OGM. Ils ne sont pas la solution aux défis environnementaux, économiques et alimentaires que rencontrent les agriculteurs, aussi bien en Europe que dans les pays du sud. Des études de plus en plus nombreuses montrent à travers le monde que des méthodes d’agriculture durable apportent des solutions viables tout en développant l’économie locale et en créant des emplois.” Les OGM ont conduit à une hausse significative de l’usage de pesticides Des études gouvernementales montrent une hausse de 15 fois de l’usage du désherbant RoundUp (glyphosate) aux Etats-Unis et de presque 80% au Brésil [3]. Ceci est lié au nombre croissant de mauvaises herbes résistantes au glyphosate à travers le monde, augmentant ainsi les coûts de production et les impacts environnementaux [4]. Les Etats-Unis ont également augmenté leur usage de pesticides plus toxiques, dont l’un est interdit en Europe : - l’augmentation du glyphosate ne remplace pas pour autant les autres désherbants. Entre 2002 et 2006 l’usage du 2,4,D (un composant de l’agent orange) sur le soja a plus que doublé - L’utilisation de l’atrazine (interdite en Europe à cause de problèmes pour la santé) sur le maïs a augmenté de 12% entre 2002 et 2005. Les OGM n’apportent pas de solution à la faim et la pauvreté dans le monde - La grande majorité des OGM commercialisés est destinée à l’alimentation animale pour le bétail et la viande des pays riches et industrialisés plutôt que pour nourrir les pauvres. Les OGM et le modèle d’agriculture intensive qu’ils véhiculent contribuent à la disparition des petits paysans et d’une agriculture familiale et ne réduisent en rien la pauvreté. [5] - L’industrie revendique souvent que le coton OGM a stimulé les rendements permettant de réduire ainsi la pauvreté des paysans. Pourtant, un examen approfondi montre que des conditions climatiques favorables, une meilleure irrigation et l’introduction de semences améliorées sans qu’elles ne soient GM expliquent les meilleurs rendements. De plus, dans plusieurs pays, les paysans qui payaient un supplément pour des semences de coton OGM ont fini par dépenser plus en insecticides chimiques que ceux qui cultivaient du coton conventionnel. Dans l’ensemble, les OGM n’ont pas de meilleurs rendements que les autres semences Même le département américain de l’agriculture reconnaît qu’aucun OGM sur le marché n’a été modifié pour accroître les rendements. Les principaux facteurs influençant les rendements sont le temps, l’irrigation et les engrais, la qualité des sols et le savoir-faire des paysans [6]. Les OGM toujours en échec en Europe Moins de 2% de la totalité du maïs cultivé dans l’Union Européenne est génétiquement modifié [7] et cinq pays européens ont maintenant interdit le maïs Monsanto à cause de preuves de plus en plus nombreuses montrant leur impact négatif sur l’environnement. Une revue des biotechnologies en Europe en 2007 confirme que le secteur des OGM se porte mal. En revanche, les méthodes d’agriculture durable comme l’agriculture biologique créent davantage d’emplois, développent les économies rurales et sont plus sûres pour l’environnement [8]. En savoir plus Notes (1) Le résumé de ce rapport est consultable en ligne. http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=1559

[ publié par jeromet le 2008-02-19 07:43:09 ]

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[ Samedi 01 décembre 2007 ]

L’éthanol met le feu au marché des céréales

L’éthanol met le feu au marché des céréales


«Il faut que les Africains protestent et demandent aux Occidentaux d’arrêter de mettre des céréales dans leur moteur».

le blé au plus haut depuis onze ans à Chicago, le contrat novembre à plus de 180 euros la tonne à Paris, l’année dernière, à la même époque, la tonne de blé rendu à Rouen se vendait à 115 euros . C’est la faute à l’éthanol, une monumentale connerie»,

Aujourd’hui, les stocks restants, au niveau mondial, correspondent à 45 jours de consommation, un niveau extrêmement faible que le moindre contretemps climatique peut encore affaiblir. Après la défaillance patente de l’Ukraine, une nouvelle sécheresse en Australie où l’on moissonne en novembre serait une véritable catastrophe.

Les grands perdants de cette folle campagne sont les céréaliers sous contrat avec les fabricants d’éthanol, ils se sont engagés à fournir du blé pendant trois ans sur un prix fixe avoisinant les 100 euros la tonne

http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_52903.asp

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Les prix agricoles augmentent à cause de la demande de biocarburants

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La progression de la demande de biocarburants entraîne une mutation radicale des marchés agricoles susceptible d'induire une hausse des prix mondiaux de nombreux produits agricoles, avertit un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO et l'OCDE

La diminution des excédents de production et la réduction des subventions à l'exportation viennent accentuer les évolutions de long terme que connaissent les marchés

L'élément marquant est cependant l'utilisation de plus en plus grande qui est faite des céréales, du sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour produire des combustibles de substitution, de l'éthanol et du biogazole.

Ce mouvement de conversion conforte non seulement les prix des productions végétales, mais aussi, bien qu'indirectement à travers la hausse du coût des aliments du bétail, ceux des productions animales.

Le rapport montre que la hausse des prix des produits agricoles préoccupe tout particulièrement les pays importateurs nets, de même que les populations urbaines pauvres.

Si l'augmentation du prix des matières premières induite par l'accroissement de la production de biocarburants est favorable aux producteurs de cultures énergétiques, elle implique des coûts supplémentaires et une baisse de revenu pour les agriculteurs qui en ont besoin pour nourrir leur bétail.

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[ publié par jeromet le 2007-12-01 14:23:40 ]

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[ Samedi 01 décembre 2007 ]

Charbon : les banques américaines mises en cause

Les banques américaines critiquées pour leurs investissements dans le charbonL'ONG Rainforest Action Network lance une campagne contre les deux des principales banques américaines Citi (anciennement Citigroup) et Bank of America, les accusant d'investir lourdement sur la filière charbonnière, responsable du tiers des émissions de CO2 des Etats-Unis.

Les deux banques, récemment saluées (notamment par le Carbon Disclosure Project) pour leurs efforts de réduction de leur propre empreinte carbone et leurs actions de financement des projets de lutte contre le changement climatique, investiraient massivement dans l'industrie charbonnière.

Elles seraient les acteurs majeurs des investissements dans les 151 projets de centrales électriques au charbon, actuellement en cours de développement aux Etats-Unis. Seuls 34 de ces projets s'appuient sur la technologie IGCC (gazéification à cycle combiné) et aucun ne prévoit de capture et de séquestration des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, certaines des compagnies clientes des banques sont fortement critiquées pour leurs pratiques minières destructives, comme le Mountain Top Removal dans les Appalaches.

Une banque comme Citi investirait ainsi 200 fois plus dans des projets d'énergie sale que dans des projets d'énergies alternatives et les deux banques consacreraient en fait moins de 0,2% de leurs avoirs au financement de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables et de modernisation de l'infrastructure énergétique.

Citigroup et Bank of America sont respectivement les 1ère et 3ème banques mondiales en termes de capitalisation boursière (données 2006), les 2ème et 10ème en termes d'avoirs (données 2004) et les 1ère et 2ème en termes de profit (données 2006), avec plus de 22 et 21 milliards de dollars.

Rainforest Action Network popularisera sa campagne à l'occasion des manifestations nationales sur le changement climatique organisées pour la troisième année consécutive par l'organisation " Step-it up ", le 3 novembre 2007.
 
http://www.enerzine.com/10/3234+Charbon-les-banques-americaines-mises-en-cause+.html

[ publié par jeromet le 2007-12-01 14:06:36 ]

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[ Samedi 01 décembre 2007 ]

L'éthanol serait plus polluant que l'essence

Fin septembre 2006, le gouvernement français annonçait l'arrivée du "Flex Fuel – Ethanol E85" afin de garantir l'indépendance énergétique du pays tout en luttant contre les émissions en gaz à effet de serre. Cependant, une étude récente publiée dans la revue Environmental Science & Technology montre que l'éthanol serait source d'une pollution de l’air plus importante que l’essence.

Si l'éthanol peut présenter certaines vertus en ce qui concerne les émissions en gaz à effet de serre (selon l'IFEN), tout comme le gazole par exemple, il ne faut pas oublier que les transports routiers génèrent aussi une importante pollution atmosphérique locale (particules, ozone...) dont les conséquences sont graves pour la santé. C'est cette pollution, souvent supplantée dans les discours par le CO2 (qui contribue au réchauffement de la planète), qui a été mise en avant dans un article publié le 18 avril 2007 par la revue Environmental Science & Technology.

C'est en observant la dégradation de la qualité de l'air au Brésil dans les années 70 avec la large diffusion de l'éthanol, que Mark Jacobson, spécialiste en chimie atmosphérique à l'université de Stanford en Californie s'est penché sur les conséquences de ce carburant, un mélange composé à 85% d'éthanol et 15% d'essence sans plomb.

Le résultat est inquiétant puisque l'E85 présenterait "un risque égal voire plus grand pour la santé publique que l'essence seule" selon le scientifique.
Pour arriver à cette conclusion, l'équipe de Jacobson a exploité un modèle sophistiqué de mesure de la composition atmosphérique avec deux scénarios hypothétiques pour 2020 aux Etats-Unis. Dans le premier, l'ensemble du pays roulerait à l'E85 tandis que dans le second le parc serait entièrement composé de motorisations à essence.
Selon cette projection, l'E85 provoquerait une hausse de la mortalité de 4% sur l'ensemble des Etats-Unis et de 9 % à Los Angeles (où la géographie n'est pas favorable à la dispersion des polluants), accompagnée d'une augmentation du nombre d'hospitalisations dû à l'affaiblissement du système immunitaire et aux cas d'asthme. Le taux de cancer resterait quant à lui similaire à celui attribué à l'essence.

L'E85 "fait baisser le taux de présence de certains polluants, mais il en augmente d'autres." explique Mark Jacobson. Ainsi, il génère moins de benzène et de butadiène, qui accroissent l'effet de serre, mais augmente les concentrations d'acétaldéhyde (éthanal) et formaldéhyde (méthanal), deux composés organiques volatils (COV) précurseurs de l'ozone troposphérique.

Au final, Mark Jacobson s'interroge, à juste titre, "si nous devons continuer à faire la promotion de ces biocarburants alors qu'ils ne présentent aucun bénéfice pour la santé". Et qu'il serait plus opportun de considérer l'E85 au regard de l'indépendance énergétique du pays, des émissions en gaz à effet de serre évitées et des conséquences environnementales des cultures qui en produisent.
Les biocarburants comme l'éthanol ont "tout simplement pas encore été bien étudiés" indiquait dans le même article Mark Delucchi, un spécialiste des transports à l'Université de Californie. Au regard du climat, "nous ne mesurons pas véritablement les conséquences, qu'elles soient positives ou négatives" ajoutait il.

Le Flex Fuel se répand
De nombreux pays vivent déjà à l'heure du Flex Fuel comme le Brésil, la Suède ou les Etats-Unis. En effet, l'éthanol a fourni 44% de tous les carburants (non diesel) pour véhicules automobiles consommés au Brésil en 2004 et a été mélangé avec 30% de toute l'essence vendue aux Etats-Unis (REN21, 11/2005).
Au Etats-Unis, le Président Bush a fait de l'E85 un outil phare pour diminuer la dépendance énergétique du pays.
Enfin, la France vient d'annoncer son soutien à ce nouveau carburant pour qu'il soit largement diffusé d'ici à 2010.

notre-planete.info

[ publié par jeromet le 2007-12-01 12:30:12 ]

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[ Samedi 01 décembre 2007 ]

Les biocarburants sont un « crime contre l'humanité !
Jean Ziegler a raison, les biocarburants sont un « crime contre l'humanité » !


  Jean Ziegler a raison, les biocarburants sont un « crime contre l'humanité » !
En pleine euphorie environnementaliste, le rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler a pointé du doigt le caractère criminel des biocarburants, déjà dénoncé dans nos colonnes.

Jean Ziegler, Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, s'est inquiété vendredi 26 octobre devant la presse de l'augmentation du nombre d'affamés dans le monde et a dit craindre que la production massive de biocarburants comme l'éthanol n'aggrave encore le problème en diminuant les surfaces agricoles consacrées aux cultures vivrières.

Jean Ziegler a appelé à un moratoire de cinq ans, le temps nécessaire, a-t-il espéré, pour que la recherche trouve le moyen de tirer de l'éthanol des déchets agricoles, essentiellement des parties non comestibles de plantes comme le maïs ou le blé. « Il est légitime de vouloir fabriquer des biocarburants mais le résultat va être désastreux dans l'immédiat. » Il n'a pas hésité à parler d'un « crime contre l'humanité qui est commis lorsque l'on convertit un sol productif pour l'alimentation en terre à produire du biocarburant ».

M. Ziegler, qui s'est aussi exprimé le 25 octobre devant la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a dit craindre que le premier objectif du millénaire pour le developpement, la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, ne soit pas atteint à l'échéance de 2015. Il a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a augmenté tous les ans depuis 1996 pour dépasser les 850 millions, alors que l'on estime que la Terre pourrait nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit deux fois la population mondiale actuelle. En réponse à l'argument selon lequel le nombre d'affamés n'a en fait pas augmenté, en chiffres relatifs par rapport à la croissance de la population mondiale, l'universitaire suisse a répondu : « Je n'accepte pas ce raisonnement car un enfant qui meurt de faim n'est pas une statistique ».

Selon les estimations de l'ONU, six millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans le monde à cause de la malnutrition et des maladies associées. Parlant d'un « massacre de la faim qui n'obéit pas à la fatalité », il a estimé qu'un « enfant qui meurt de faim est assassiné ». M. Ziegler a mis en cause en particulier les subventions agricoles européennes qui permettent d'inonder les marchés africains à prix bradés et qui entraînent la ruine des agriculteurs locaux. Selon lui, « l'Union européenne crée de la faim en Afrique par son dumping agricole ».

Le Rapporteur spécial est aussi alarmé par l'augmentation des « réfugiés de la faim » qui tentent de gagner l'Europe et l'Amérique du Nord pour survivre et qui sont considérés comme des délinquants lorsqu'ils arrivent à destination quand ils ont la chance de ne pas mourir en chemin. Il a estimé qu'il est grand temps de renforcer les mécanismes de protection nationaux et internationaux en réaffirmant concrètement « le droit de se nourrir ». Les droits de l'homme ne sont pas uniquement politiques et civiques, a-t-il souligné, mais ils touchent aussi à l'économique, au social et à la culture. Jean Ziegler a estimé que l'Europe doit trouver une réponse autre que militaire pour repousser les miséreux à ses frontières. Il a proposé de créer un nouveau droit de l'homme -le droit d'accueil provisoire- qui protégerait « les réfugiés de la faim », dont l'existence n'est actuellement pas reconnue dans les conventions internationales.

Jacques Cheminade remarque que les déclarations de Monsieur Ziegler viennent à la suite de Fidel Castro. « Malheureusement Messieurs Ziegler et Castro s'avèrent ainsi plus compétents et plus soucieux des conséquences humaines de ce choix que la plupart des experts ». Surtout, il explique que ces problèmes ne pourront pas être réglés tant que le système financier international sera aux mains de milieux financiers s'efforçant de faire rembourser une dette qu'ils ont eux-mêmes créé, en particulier à l'encontre des pays du sud. La solution demeure un nouveau Bretton Woods.

[ publié par jeromet le 2007-12-01 12:23:57 ]

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[ Lundi 29 octobre 2007 ]

Quel peut être le prix des aliments ? E&D

Mondialisation de l’agriculture
Quel peut être le prix des aliments ?
par Reinhard Koradi

Les politiques agricoles, l’évolution des modes de vie, l’économie libérale et maintenant le choix des bioénergies concourrent à une hausse des prix agricoles au détriment de la qualité des produits, du niveau de vie des agriculteurs et bientôt de la possibilité de nourrir toute l’humanité.

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Dans le monde entier, les agriculteurs subissent une énorme pression sur les prix de leurs produits. Il en résulte des pertes de revenus considérables et de sombres perspec­tives pour beaucoup de familles d’agriculteurs. Aussi bien dans les pays riches que dans les pays émergents et en voie de développement, les agriculteurs luttent pour leur survie.

La lutte ruineuse pour la vie est le résultat d’une mauvaise politique agricole. Sous la responsabilité des pays industrialisés occidentaux qui donnent le ton, l’OMC dicte à ses pays membres une politique agricole axée sur le marché, qui suit les prix virtuels du marché international et ne devrait avoir qu’un objectif : la compétitivité mondiale.

La compétitivité des produits agricoles sur le « marché mondial » suppose une « maîtrise de la gestion des coûts », ce qui nécessite une augmentation sans scrupules de la productivité (conditions de travail inhumaines, gaspillage des ressources naturelles et industrialisation de l’agriculture). Il n’y a pas de place pour des différenciations climatiques, géographiques, culturelles ou même de poli­tique sociale dans une agro-industrie qui obéit à un marché de masse. Des petites et moy­ennes exploitations doivent céder la place à des « usines agricoles ».

Erosion des sols et pollutions

La standardisation et la limitation à un petit nombre de produits devraient faire baisser les coûts et permettre de réaliser des « économies d’échelle » et d’augmenter considérablement la productivité. Le sol – facteur de production naturel pour les aliments – ne peut pas répondre à cette exigence de croissance sans limites par l’augmentation de la productivité. Sauf si on l’« aide » avec des moyens techniques, chimiques et d’autres manipulations artificielles. Les catastrophes naturelles, le changement climatique, l’érosion des sols, les aliments pollués, les épizooties et beaucoup d’autres « pollutions » peuvent provenir de cette « aide » ou de cette « victoire sur la nature ». Le coût de l’industrialisation de la production des aliments de base est en tout cas beaucoup trop élevé : la diversité des variétés disparaît. On détruit délibérément une structure de production et d’approvisionnement qui s’est développée pendant des siècles. A cela s’ajoute la perte d’une alimentation saine pour toutes les couches de la population, ce qui a des répercussions négatives sur l’état de santé des personnes concernées.

Le coût d’une mauvaise politique agricole

Le coût de la mauvaise orientation donnée à l’économie agricole sera fatal aux économies nationales. L’augmentation du coût de la santé et des assurances, des pertes de revenus ainsi que les frais occasionnés par la réparation des dommages causés à l’environnement et des dégâts matériels compenseront très rapidement les bénéfices escomptés de l’augmentation de la productivité et d’une meilleure compétitivité. Ou, une fois de plus, les bénéfices seront-ils privatisées et les pertes reportées sur la collectivité ?

Une « analyse complète du coût » de la libéralisation unilatérale et de l’orientation des économies agricoles nationales vers le marché présentera très probablement un bilan négatif. Ne serait-il pas plus sensé de consacrer les moyens financiers – largement en dessous du coût pour l’économie nationale de la libéralisation du marché mondial de l’économie agricole – au maintien d’un approvisionnement autonome de la population en aliments sains et naturels ? 1% à 1,5% du produit intérieur brut suffirait pour cet investissement vital. En ce qui concerne la Suisse, il s’agirait d’un montant de 4,5 à 6,5 milliards de francs.

Nouveaux marchés de produits agricoles

Pour accélérer le processus de mondialisation dans le domaine agricole, les politiciens, les grands groupes agrochimiques et pétroliers préconisent l’utilisation de produits agricoles dans la production de carburants. Avec le détournement d’aliments en faveur de la bioénergie, on pratique une impardonnable tromperie sur la marchandise. On promet aux paysans de nouvelles sources de revenus et on fait miroiter aux consommateurs la protection de l’environnement et du climat. Ce qui est préoccupant, c’est que cette surenchère est soutenue par les plus hauts responsables politiques, voire financée par des subventions et des avantages fiscaux.

Sacrifier l’alimentation à la mobilité est moralement et politiquement inacceptable

Utiliser des aliments pour produire de l’énergie est une humiliation incroyablement brutale de ceux qui souffrent de la faim et n’ont plus les moyens de se procurer les aliments de base dont le prix ne cesse d’augmenter. Sub­ordonner le problème de la faim à celui de l’énergie est absolument inacceptable du point de vue de l’éthique et de la politique sociale.

Mais cette politique doit être sérieusement remise en question également du point de vue économique. Pourquoi les subventions et les avantages fiscaux pour encourager la bioénergie seraient-ils acceptables mais pas la sauvegarde de la souveraineté alimentaire et de l’approvisionnement de la population en aliments sains et naturels ? La mobilité, contrairement à l’alimentation, peut être rangée parmi les besoins secondaires. Il est relativement facile de renoncer à la mobilité quand son prix dépasse le pouvoir d’achat, mais pas à la nourriture. Les investissements de l’Etat dans les « marchés de bioénergie » ne sont pas du tout dans l’intérêt de la population et mettent en danger les nécessaires mesures de soutien des prix en faveur de la production paysanne ou des baisses de prix en faveur des consommateurs. C’est pourquoi les projets d’encouragement de la « bioénergie » menacent sérieusement l’approvisionnement avantageux en aliments sains et naturels.

Le confort a un prix

Outre cette utilisation détournée d’aliments, les changements dans les comportements d’achat et de consommation entraînent des dépenses plus élevées pour les aliments. Ces changements, qui ont de multiples causes, entraînent de nouvelles valeurs et styles de vie qui augmentent, également dans le secteur alimentaire, la demande de confort et de « plus-value » (plats tout préparés et fingerfood). A titre d’exemple, voici le slogan publicitaire d’un grand distributeur « Davantage de temps pour vivre ». La publicité pour les plats cuisinés suggère que cuisiner est une perte de temps qui nuit à la qualité de vie (des femmes).

Les plats cuisinés font monter les prix

Avec cette conception tout à fait erronée, on peut gagner beaucoup d’argent. Les plats cuisinés sont au goût du jour. L’industrie alimentaire et la distribution ont procédé à un déplacement de la création de valeur dans l’économie de l’alimentation à leur avantage. Entre le produit brut des agriculteurs et le produit final se situent des processus de travail et de distribution qui laissent une place considérable à la réalisation de bénéfices au dessus de la moyenne. Les matières premières sont devenues interchangeables et la préparation des repas a été reprise par la production industrielle. Cette redistribution procure aux grands groupes alimentaires et au commerce de détail, suivant le volume d’achat et le chiffre d’affaires, un pouvoir sur le marché qui leur permet d’imposer aux paysans une baisse de prix et d’offrir aux consommateurs des produits à des prix nettement plus élevés. Pour un kilo de carottes le producteur reçoit à peu près 70 centimes. Dans le commerce, ces carottes coûtent à peu près 2 francs 30. Pour des carottes crues râpées et emballées, le prix est déjà de 12 francs et une salade de carottes toute préparée ne coûte pas moins de 15 à 18 francs le kilo.

La sécurité alimentaire est subordonnée au marché

Le processus de concentration dans la pro­duction alimentaire conduit à une monopolisation de l’économie alimentaire. Des dépen­dances se créent au mépris des intérêts des peuples en matière de sécurité, de santé et de politique alimentaire. L’approvisionnement et la sécurité alimentaire sont subordonnés aux diktats du marché. C’est l’attractivité du marché et le potentiel de bénéfices qui décident de l’offre. C’est pourquoi les entreprises mettront sur le marché les produits qui leur procurent les plus-values les plus importantes. Les produits bruts, non élaborés n’intéressent donc pas l’industrie alimentaire et sont de plus en plus écartés. A moins que les consommateurs refusent les offres de l’industrie alimentaire et achètent délibérément des aliments de base non élaborés.

S’opposer à la monopolisation de la production alimentaire

De leur propre initiative, les consommateurs pourraient reconquérir leur place dans la chaîne de plus-values de la production et de la distribution alimentaire. Au lieu de recourir aux plats tout préparés, chacun doit revenir à l’art de cuisiner en mettant en jeu sa créativité. Si elle s’accompagne de nouveaux comportements alimentaires et de consommation, une alliance puissante contre les monopoles alimentaires d’un petit nombre de multinationales agro-alimentaires pourrait naître. Si les consommateurs raccourcissaient la distance entre le produit et sa consommation par l’achat direct de produits de proximité saisonniers et préparaient chez eux des repas bons et sains, ils réduiraient considérablement le coût de leur nourriture et allégeraient ainsi leur budget.

L’économie de marché néolibérale augmente la pauvreté

En moyenne, les ménages suisses dépensent environ 8000 francs par an pour leur nourriture. Pour un revenu annuel de 42 000 francs, cela représente 19%, le double du pourcentage moyen des ménages, qui est de 8,4%. Dans la recherche du « prix juste et socialement acceptable » pour le producteur et le consommateur, les valeurs moyennes ne ­peuvent constituer des directives. Il faut plutôt développer des solutions adaptées aux problèmes. Les solutions proposées jusqu’à présent par l’économie de marché ont, dans le monde entier, privé l’agriculture paysanne de moyens d’existence et réduit à la pauvreté un nombre croissant de groupes de population.

Des prix équitables pour tous

A la question « Quel peut être le prix des aliments ? », il n’y a qu’une réponse : ils doivent assurer aux agriculteurs des moyens d’existence décents aujourd’hui et demain, sans les pousser vers des marchés de niche par une politique de prix élevés. Ils doivent cependant permettre à tout le monde de se procurer une alimentation saine.

La question nécessite des interventions de l’Etat et de l’initiative chez les consommateurs. Puisque l’on distribue déjà des « bons » aux familles pour la fréquentation des crèches pour que les mères puissent être intégrées dans le processus économique, pourquoi l’Etat ne veillerait-il pas à assurer des prix équitables pour le producteur et tolérables pour les familles grâce à des mesures politiques et de soutien financier ?

 Reinhard Koradi

[ publié par jeromet le 2007-10-29 11:57:42 ]

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[ Samedi 13 octobre 2007 ]

Les Américains diraient «non» à Rabaska, Thomas Mulcair
Le député néo-démocrate revient à la charge - Les Américains diraient «non» à Rabaska, Thomas Mulcair Thomas Mulcair ARGENT En vidéo, le député néo-démocrate d’Outremont, Thomas Mulcair, revient à la charge contre Rabaska. ARGENT Le nouveau député néo-démocrate d’Outremont, Thomas Mulcair, affirme que les plus hauts responsables de la Garde côtière des États-Unis lui ont déjà dit que jamais, pour des raisons de sécurité, les autorités américaines n'autoriseraient un projet comme le port méthanier Rabaska, à Lévis. De plus, ils n'admettraient pas de bateaux méthaniers en provenance de Russie ou d'Algérie dans leurs ports à cause de l’instabilité de ces pays. M.Mulcair demeure convaincu qu'un port méthanier si proche d'un centre de population, de la Voie maritime du Saint-Laurent et d'écosystèmes sensibles, est une erreur majeure. Il rappelle que lorsqu'il était ministre à Québec, il avait refusé d'envoyer le projet au Bureau des audiences publiques en environnement pour ces raisons qui demeurent vraies aujourd'hui, selon lui. Le député néo-démocrate croit que le projet Rabaska servira surtout à approvisionner le marché du nord-est des États-Unis et qu'il ne diversifiera pas le portefeuille énergétique du Québec. La semaine dernière, le ministre Claude Béchard a écarté la Commission de protection du territoire agricole du projet pour accélérer le dossier. http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/ 2007/10/20071012-153134.html

[ publié par jeromet le 2007-10-13 12:56:47 ]

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