[ Energie et développement durable ]

[ Mercredi 1 juillet 2009 ]

Emplois verts demandés EED

Jean-Marie Bergeron

Le Droit

Selon un sondage de février dernier effectué par la maison Environics pour le Conseil des Canadiens, 93% des gens voudraient que le gouvernement fédéral investisse dans la création d'emplois verts reliés aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. Ce n'est cependant pas la voie prise par le Canada. Le gouvernement Harper propage plutôt des faussetés en faisant croire que des investissements dans une économie verte feraient encore plus de chômeurs. La Californie est pourtant en train de démontrer le contraire. En se conformant au protocole de Kyoto d'ici 2020, cet État espère créer 100000 emplois en stimulant des programmes d'économie d'énergie et un million d'autres en appuyant les divers secteurs des énergies renouvelables. Parallèlement, la fermeture d'usines polluantes devrait faire disparaître 25000 postes. Faites vous-mêmes le calcul pour voir à quel point les gains dépassent les pertes liées à une telle décision!

 

De plus, la Conférence américaine des maires pense que 4.2 millions d'emplois verts pourraient être créés d'ici à 2030, si 40% de l'électricité américaine était produite avec l'éolien, le solaire ou la biomasse. L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) croit que 10 millions d'emplois découleraient d'une gestion durable des forêts, dans les secteurs de la lutte contre les incendies, l'agrandissement des espaces verts urbains, l'amélioration des forêts dégradées et la plantation d'arbres. La Corée du Sud a déjà créé 350000 nouveaux emplois dans ces domaines et les États-Unis se dirigent vers de telles stratégies pour améliorer la santé de leurs forêts. Il faut également savoir que le secteur des énergies renouvelables emploie déjà 2.2 millions de personnes partout dans le monde, ce qui est autant que les emplois existants dans les secteurs pétrolier, gazier et charbonnier réunis. Il y a de la place pour 10 millions d'autres travailleurs dans la production de biocarburants d'ici 2030, 6.3 millions dans le solaire et 2 millions dans l'éolien.

Combien d'emplois de ce genre le Canada créera-t-il dans un avenir rapproché? Pas beaucoup si on se fie au peu d'engouement envers les nouvelles technologies touchant les ressources renouvelables. Il ne semble pas exister de ponts entre le désir des citoyens de se diriger vers de tels secteurs d'activités économiques et les gens d'affaires ou les élus gouvernementaux qui regardent ailleurs et ça, c'est une mauvaise nouvelle. Le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre de l'environnement (CSMOE) croit que 70% des entreprises de ce secteur ouvriront de nouveaux postes jusqu'en 2010, soit une augmentation espérée de 27% de ce type d'emplois. Mais il faut que les gouvernements s'impliquent aussi car quelqu'un doit donner un signal clair pour que tous se dirigent dans la même direction. Tel n'est pas le cas: un classement récent des provinces canadiennes basé sur l'état de leur environnement (www.corporateknights.ca) place le Québec en queue de peloton et l'Ontario en tête de classe. Plus spécifiquement, c'est la Colombie-Britannique qui développe le plus rapidement son secteur d'emplois verts avec une représentation de 4.3% de sa main-d'oeuvre, suivie de l'Ontario avec 3.5%. Le Québec est avant-dernier avec 2.4%, tout juste avant le Manitoba et la Saskatchewan avec 2.3%. À ce rythme, le Canada ne sera pas dans la course très longtemps pour attirer ici les nouvelles industries axées sur le développement durable, comme les usines d'autos électriques, de biocarburants avec les produits forestiers, de biomasse urbaine ou agricole pour produire de l'énergie. Ce sont les autres pays qui vont créer ce type d'emplois très payants.

Laisser-aller

Cette situation de laisser-aller agit déjà en cascade dans notre société. Une de mes sources qui suit le secteur de l'emploi en environnement et qui y oeuvre dans notre région me mentionnait que depuis un an, seulement une douzaine d'offres d'emploi intéressantes ont paru dans ce secteur et que deux d'entre elles ont attiré entre 40 et 106 candidats. Cette rareté de bons emplois en environnement est un signe évident que quelque chose ne tourne pas rond dans le domaine.

L'absence d'emplois intéressants en environnement, autant en qualité qu'en quantité, finit par affecter le recrutement des jeunes dans les programmes de formation. C'est toute la région qui est pénalisée par ce manque d'intérêt. Ainsi, en 2007, le Collège universitaire d'Alfred ouvrait un programme en environnement qui n'a pas attiré beaucoup d'étudiants. À La Cité collégiale, en 2008, la première année du nouveau programme de foresterie n'a pas été très populaire. Un autre programme en environnement prévu pour 2009-2010 ne semble pas intéresser grand monde. Le CÉGEP de l'Outaouais n'offre aucun programme en développement durable, ni l'Université du Québec en Outaouais.

En subventionnant uniquement les industries polluantes de l'auto et de l'énergie, le gouvernement fédéral laisse donc les futurs emplois payants du développement durable aux travailleurs des autres nations, comme si les gens d'ici n'avaient aucune importance. Il me semble que l'on mérite mieux que cela!

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/mode-de-vie/200905/26/01-859994-emplois-verts-demandes.php

[ publié par jeromet le 2009-07-01 13:40:47 ]

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[ Mardi 30 juin 2009 ]

Obama pro-pipeline EED

Projet de pipeline : Les Américains ont soif de gaz

Écrit par Batiste W. Foisy

Paru le 25 juin 2009

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Le ministre de l’Industrie, Bob McLeod, fait un tour à Washington pour mousser le pipeline du Mackenzie. Il réclame de l’action de la part d’Ottawa.

Le marché américain est capable de supporter deux gazoducs nordiques, mais le Canada doit tout mettre en œuvre pour devancer le projet transalaskien s’il veut tirer son épingle du jeu. C’est le message qu’avait à livrer le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des TNO, Bob McLeod, qui a effectué une tournée à Washington cette semaine.

« De ce que j’entends dans chacune des rencontres que j’ai eues, ici, le marché est capable de supporter deux gazoducs, a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique avec les médias nordiques. La demande est là. Mais il faut que le gazoduc du Mackenzie soit complété en premier. »

Dans l’éventualité que le gazoduc transalaskien aboutisse en premier – ce qui n’est pas le scénario envisagé par l’industrie jusqu’à présent – la pertinence immédiate du projet Mackenzie pourrait être remise en question, estime le ministre.

« Les réserves gazières en Alaska sont si colossales que [la construction du gazoduc transalaskien], fera baisser le prix du gaz. Alors, cela pourrait grandement retarder la construction du projet Mackenzie », analyse-t-il.

En dépit de nombreuses accusations de lambinage quant à l’avancement du projet de gazoduc ténois, le projet Mackenzie conserve une bonne longueur d’avance sur le projet américain. Cinq ententes sur six entre premières nations et industrie ont été conclues et la Commission d’examen conjoint doit rendre sont rapport sur l’évaluation environnementale et sociale du projet avant la fin de l’année en cour.

À ce moment-ci, les promoteurs des deux projets de gazoduc planifient que le projet Mackenzie soit complété en 2014 et que le gazoduc transalaskien suive en 2016.

 

Obama pro-pipeline

Surtout, le ministre McLeod constate que l’appui au projet transalaskien est fort dans la classe politique américaine.

« La nouvelle administration Obama est favorable au pipeline », ose-t-il, en ajoutant du même souffle que chacune des personnes rencontrées au courant de cette tournée américaine appuie le projet de gazoduc transalaskien.

D’après McLeod, le gouvernement américain serait sur le point d’offrir des garanties de prêts de l’ordre de 40 milliards de dollars aux promoteurs du projet transalaskien pour en assurer la mise en chantier. Le ministre estime qu’Ottawa doit à son tour mettre l’épaule à la roue pour ne pas se faire doubler par les États-Unis.

Pour mieux faire passer son message auprès de ses homologues fédéraux, McLeod multiplie les métaphores sportives. « Nous avons besoin d’un nouveau plan de match. On doit jouer sur le même terrain. Il faut que nous soyons de calibre pour nous mesurer aux Américains », dit-il.

Mais quand on lui demande s’il a des exigences précises à formuler à l’administration Harper, le ministre de l’Industrie reste dans le flou. « Nous voulons que le gouvernement fédéral prenne les mesures nécessaires, quelles qu’elles soient », offre-t-il comme réponse.

Il précise tout de même que, si des garanties de prêts ne sont « pas nécessairement ce que nous demandons », elles semblent faire le bonheur de l’industrie chez nos voisins du sud.

Le gouvernement fédéral et le principal promoteur du projet Mackenzie, la pétrolière Impériale, négocient depuis quelques années déjà une entente de nature fiscale en appui au gazoduc ténois. À ce jour, les deux parties ne sont toujours pas arrivées à un terrain d’entente et la nature des offres et contre-offres n’a jamais été rendue publique.

 

Énergie verte

Avec une administration Obama qui a promis de contribuer à la lutte aux changements climatiques, le ministre estime que le momentum est bon pour mousser le développement du gaz naturel, qu’il considère comme une énergie verte.

« Nous avons promu le gaz de l’Arctique comme un carburant propre », affirme le ministre.

Quant à la possibilité maintes fois répétée par les écologistes que le gaz de la région de Beaufort-Delta contribue essentiellement à la croissance de l’industrie très polluante des sables bitumineux albertains, Bob McLeod la rejette du revers de la main.

« Mon avis est que la totalité du gaz du Mackenzie sera acheminée aux marchés américains – ou en tout cas la majeure partie le sera, dit-il. […] L’accroissement de la production de pétrole provenant des sables bitumineux se fera avec ou sans le gazoduc du Mackenzie. »

En 2004, un porte-parole de la pétrolière Impériale avait indiqué à L’Aquilon qu’il était probable qu’une bonne partie du gaz naturel des TNO soit vendue à l’industrie des sables bitumineux. L’industrie a depuis changé son discours sur la question.

 

Nunakput

Le ministre McLeod était accompagné dans sa tournée du député de Nunakput Jackie Jacobson. Ce dernier a essentiellement la même lecture des rencontres que le ministre.

« Les deux pipelines sont nécessaires, dit-il. C’est ce que nous avons entendu de la bouche de chaque sénateur que nous avons rencontré. »

Il estime que le projet aura des effets bénéfiques pour sa circonscription qui comprend notamment la collectivité de Tuktoyaktuk. Comme bienfaits, il cite au premier chef la création d’emplois et le développement des infrastructures.

« Nous avons passé au travers de deux booms gaziers. Nous comptons bien profiter de celui qui s’en vient », affirme le député de Nunakput.

http://www.aquilon.nt.ca/Article/-Les-Americains-ont-soif-de-gaz-200906251517/default.aspx

[ publié par jeromet le 2009-06-30 10:01:17 ]

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[ Lundi 29 juin 2009 ]

Obama redécouvre le pétrole bitumineux EED

Après quelques tergiversations, Barack Obama a finalement décidé que les sables bitumineux du Canada feraient partie du cocktail énergétique de son pays pour bien des années à venir.

Cela tranche avec les propos tenus il y a un an par le candidat Obama, qui promettait alors de rompre la dépendance de son pays par rapport au pétrole «sale, en déclin et coûteux».

Si M. Obama n'avait pas fait mention des sables bitumineux comme tels à l'époque, son conseiller à l'énergie d'alors, Jason Grumet, avait osé franchir ce pas. «S'il s'avère que la technologie n'évolue pas et que la seule façon d'extirper le pétrole contribue aux changements climatiques, dans ce cas cette source pétrolière ne cadrerait pas avec nos objectifs à long terme», avait-il dit l'an dernier.

Or pour l'instant, aucun projet technologique n'est sur les rails pour aboutir à de tels résultats. Même que le ministre albertain de l'Environnement, Rob Renner, a indiqué mardi que la part du lion des 2 milliards de dollars prévus pour l'enfouissement du carbone était destinée à l'industrie du charbon.

«J'espère qu'il y aura au moins un projet lié directement ou indirectement aux sables bitumineux», s'est-il contenté d'ajouter.

L'ouverture de la Maison-Blanche au pétrole albertain tranche, ironiquement, avec la position adoptée par la précédente administration. Le président George W. Bush avait en effet mis des bâtons dans les roues des pétrolières albertaines avant son départ, interdisant à l'ensemble des agences fédérales d'acheter du pétrole à la production trop polluante, dont celui provenant des gisements bitumineux.

Pour certains observateurs, cela ne cadre pas du tout avec le «dialogue sur les énergies propres», lancé conjointement à Ottawa par M. Obama et Stephen Harper, il y a quelques mois.

Déjà miné par les pressions exercées par Ottawa sur la Californie, afin que cette dernière élimine de son plan vert les éléments ciblant négativement les sables bitumineux, le «dialogue» n'a encore produit aucun résultat.

http://www.cyberpresse.ca/environnement/politique-verte/200906/18/01-876745-obama-redecouvre-le-petrole-bitumineux.php

petrole sale

[ publié par jeromet le 2009-06-29 11:57:56 ]

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[ Vendredi 26 juin 2009 ]

Que veut au juste l'Alberta EED

 

Jean-Marie Bergeron

Le Droit

Depuis quelques décennies, l'Alberta est une des provinces canadiennes qui produit le plus de gaz à effet de serre (GES).

Déjà en 1990, avec trois fois moins de citoyens que l'Ontario, elle en émettait presqu'autant, soit 168 millions de tonnes par rapport à 184 (www.nrcan-rncan.gc.ca). Ceci représentait alors près de 30% des GES canadiens, une situation aberrante qui n'a fait que s'aggraver: elle produit actuellement 33% des GES du pays. Bref, elle pollue trois fois plus que son poids démographique devrait le justifier.

 

En fait, les élus albertains, de même que les différents lobbies d'exploitation de ressources non renouvelables au pays sont responsables de la descente aux enfers de l'image verte canadienne sur la scène internationale. Ce sont eux les vrais coupables du reniement de la signature canadienne du protocole de Kyoto, ce que l'ONU et l'Union européenne ne se gênent jamais de nous rappeler.

L'Alberta est maintenant une province assaillie de toutes parts afin qu'elle corrige son image environnementale «brune» et c'est pour cela qu'elle demande de l'aide. Et ça se comprend!

La solution des Bourses

Partout dans le monde industrialisé, des Bourses de carbone se créent pour réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Celle de l'Europe a déjà quelques années de maturité et son succès est à la base du leadership que les pays membres ont développé dans les technologies énergétiques utilisant les ressources renouvelables.

La Bourse de Chicago vient de naître et plusieurs provinces canadiennes s'apprêtent à y jouer un rôle majeur. Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, veut instaurer un système de plafonnement et d'échanges («cap and trade») de droits d'émissions de carbone et se joindre ainsi au Québec, à la Colombie-Britannique et au Manitoba. Donc, c'est 79% de la population canadienne qui se dirige vers des politiques de plafonnement d'émissions de CO2 afin de les abaisser éventuellement.

Cette approche est le contraire de ce que les Albertains se proposent de faire: la province veut doubler la production pétrolière des sables bitumineux au cours de la prochaine décennie. Dans ce processus, la province viendra à produire 40% des émissions de GES du pays. L'Alberta commence donc à se sentir très seule à vouloir se développer sans aucune contrainte environnementale.

Si le marché du carbone américain fixe des prix ressemblant à ceux de l'Europe, chaque tonne excédentaire produite coûtera de 30 à 50dollars aux pollueurs. L'Alberta est déjà excédentaire de 75 millions de tonnes de GES par rapport au protocole de Kyoto, ce qui équivaut à un coût actuel de 225 à 375 millions de dollars par année. Et si la production double... Les actionnaires des six grandes compagnies polluantes veulent certainement garder cet argent dans leurs poches, d'où la demande d'aide actuelle.

Une solidarité conditionnelle

Si l'Alberta désire améliorer sa performance environnementale, il appartient à tous les Canadiens de l'aider.

Mais avant, il faut que la province adhère au protocole de Kyoto et rencontre ses objectifs particuliers. Elle doit également signer l'entente de la Western Climate Initiative, comme l'ont fait les quatre autres provinces canadiennes voulant réduire leurs GES. Enfin, elle doit commencer sans tarder à dépolluer les eaux contaminées par les opérations pétrolières, son legs le plus empoisonné aux générations futures.

Car peut-on laisser indéfiniment l'Alberta souiller 1 milliard de litres d'eau par jour pour produire du pétrole que les Canadiens n'utilisent même pas, tout en demandant aux mêmes Canadiens de payer pour la pollution ainsi engendrée? Ce serait une aberration, même si on n'en est pas à une près dans le domaine.

Les mauvaises nouvelles ne cessent de s'accumuler dans le dossier des émissions de GES du Canada. Le Commissaire canadien à l'environnement et au développement durable avisait dernièrement le Parlement que les estimations de réductions de GES étaient irréalistes et qu'Ottawa ne pouvait pas démontrer l'efficacité des mesures préconisées. Aussi, on apprenait la semaine passée qu'il faudrait attendre encore entre trois et six ans avant que les industries soient limitées dans leur production de GES.

Non seulement l'Alberta a besoin d'aide pour réduire ses GES, mais c'est tout le gouvernement canadien qui est dans une telle situation déplorable.

Que veut au juste l'Alberta?

Continuer à empocher les ristournes des sables bitumineux, donner des congés de taxes aux Albertains tout en demandant au reste du Canada de payer les coûts de la dépollution qu'elle a toujours refusé de faire? Ce n'est pas sérieux!

Malgré tout, le passé de mauvais élève environnemental de l'Alberta devrait inciter tous les Canadiens à vouloir l'aider, car manifestement, les impacts non résolus d'aujourd'hui retomberont demain sur les épaules de tout le monde. Mais l'Alberta du premier ministre Stelmach n'investit pas beaucoup dans la protection de l'environnement.

Cette attitude arrogante et irresponsable n'incite pas à l'entraide.

 

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/mode-de-v ie/200906/09/01-873916-que-veut-au-juste-lal berta.php

[ publié par jeromet le 2009-06-26 08:09:52 ]

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[ Dimanche 21 juin 2009 ]

21 Juin Revue de Presse EED

L'ALBERTA VEUT QUE TOUS LES CANADIENS CONTRIBUENT À LA RÉDUCTION DES GAZ À EFFET DE SERRE DANS SA PROVINCE

Le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, estime que tous les Canadiens devraient contribuer financièrement à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans sa province. Ed Stelmach souligne que le Canada tout entier a bénéficié du développement énergétique en Alberta au cours des dernières décennies. Le premier ministre albertain rappelle qu'il y a dix ans, l'Alberta obtenait pour chaque dollar versé à Ottawa, l'équivalent de 70 cents en programmes fédéraux. Il ajoute que l'an dernier, sa province ne recevait plus que la moitié de ce qu'elle donnait au pays. Pour Ed Stelmach, cela prouve que le Canada est de plus en plus dépendant des taxes et impôts générés par la richesse albertaine.

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PROJET DE PIPELINE CANADO-AMÉRICAIN DE 26 MILLIARDS $ EN ALASKA

Le géant canadien des pipelines TransCanada et la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil ont annoncé jeudi qu'ils vont travailler ensemble pour construire un gazoduc en Alaska. Le projet est évalué à 26 milliards de dollars. Le pipeline doit transporter du gaz naturel de Prudhoe Bay vers les États américains plus au sud via le Canada. TransCanada avait reçu le feu vert du gouvernement de l'Alaska en décembre dernier pour ce projet, mais aucun producteur ne s'était jusqu'à présent engagé aux côtés de la firme canadienne pour le mettre en oeuvre. Le gazoduc de 2.760 km n'entrerait pas en opération avant 2018. Les sociétés ConocoPhillips et BP, qui sont aussi des joueurs majeurs dans l'exploitation gazière en Alaska, ont également un projet de pipeline rival, baptisé Denali, mais en marge du processus supervisé par l'État de l'Alaska.

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UNE SOCIÉTÉ ENVISAGE DE CONSTRUIRE UN SITE DE DÉCHETS NUCLÉAIRES AU QUÉBEC

Des spécialistes de la société montréalaise Securad désirent construire un site de stockage de déchets nucléaires à Blanc-Sablon, sur la Basse-Côte-Nord, près du projet de barrage hydro-électrique de la rivière Romaine. Selon un document de la firme obtenu par le quotidien montréalais "Le Devoir", Securad a consacré plus de 11 ans pour tenter d'obtenir "le soutien local nécessaire" pour ce projet afin d'entreposer le combustible irradié par les producteurs canadiens et étrangers. Dans ce document, la compagnie soutient avoir trouvé les formations géologiques "les plus stables" du Bouclier Canadien. Elle priorise un site accessible seulement par la mer, ce qui est le cas sur la Basse-Côte-Nord qui donne sur le golfe du Saint-Laurent. D'après Securad, la réalisation du projet devrait coûter 1,5 milliard de dollars. Les revenus des frais de stockage seraient de l'ordre de 6,5 milliards de dollars. Securad

estime que les revenus proviendraient des quatre provinces canadiennes impliquées dans le nucléaire, soit le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan.

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NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT: LE CANADA EN POSITION INCONFORTABLE À BONN

Le Canada se présente en position inconfortable à la rencontre de négociations qui a commencé lundi à Bonn, en Allemagne, pour préparer l'après-Kyoto. Les représentants de 191 pays et plus de 4.300 délégués entendent jeter les bases du prochain accord sur le climat qui devrait être conclu à dans six mois à la conférence de Copenhague. À cette occasion, Ottawa proposera de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 par rapport à 2006, soit de 3% par rapport au niveau de 1990, année de référence du Protocole de Kyoto. Or, le grand rapport scientifique de l'ONU, publié en 2007, propose une réduction de 15 à 40% des émissions de GES si on veut éviter une catastrophe climatique.

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PREMIÈRE ÉTAPE AU CANADA VERS UN MARCHÉ NATIONAL DU CARBONE

Le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, a présenté mercredi un système national de crédits compensatoires pour les émissions de gaz à effet de serre, soulignant qu'il s'agissait de la première étape vers la mise en place d'un marché du carbone. Ce système permet aux entreprises assujetties à la réglementation sur les GES d'acheter des crédits compensatoires pour se conformer aux cibles prévues par la loi qu'Ottawa doit prochainement adopter. Ce système offre également la possibilité aux petites entreprises et aux particuliers non tenus d'acheter des crédits, de le faire sur une base volontaire. Ottawa accordera par ailleurs des crédits compensatoires aux entités réduisant les GES, tels que les propriétaires d'éoliennes ou les sites d'enfouissement de déchets qui détruisent les gaz produits par leur activité.

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OGM: onze pays européens demandent le droit d'interdire les cultures

 

 

Onze pays de l'Union européenne ont réclamé la possibilité d'interdire la culture de semences génétiquement modifiées sur leur territoire, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie vendredi.

L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie demandent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement le 25 juin à Luxembourg.

Le processus d'autorisation des OGM est actuellement paralysé par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement.

"Si une demande d'autorisation devait être soumise à un vote au niveau européen, nous aurions un rejet c'est sûr, car la tendance est au refus", a indiqué à l'AFP un responsable de la Commission européenne sous couvert de l'anonymat.

L'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg ont interdit pour ces raisons la culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto MON810.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, partisan de l'autorisation des OGM par crainte de plaintes devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a été désavoué lorsqu'il a tenté d'imposer la culture du MON810.

A une écrasante majorité de 22 contre 5, les Etats de l'Union européenne ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain. M. Barroso n'a toutefois pas renoncé et doit revenir à la charge contre la France et la Grèce, a-t-on appris à la Commission.

Cette situation est déplorée par les Etats signataires de la lettre qui soutiennent une proposition des Pays-Bas de reconnaître le droit aux Etats membres d'autoriser ou non la culture des OGM.

La Commission européenne est sceptique sur l'idée de nationaliser les autorisations, mais considère qu'une distinction entre autorisations de culture et de commercialisation doit être étudiée, car elle serait "plus acceptable pour l'opinion publique", a expliqué le directeur général Environnement Karl Falkenberg.

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Articles sur le même sujet

* Environnement - La bataille autour des OGM est relancée

* Mais OGM : un rapport contesté

* Maïs OGM : Fillon maintient l'interdiction

* Agriculture - L'auteur du premier rapport n'est " pas surpris "

* AGRICULTURE - Le rapport qui blanchit le maïs OGM

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http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/ogm-onze-pays-europeens-demandent-le-droit- d-interdire-les-cultures-19-06-2009-553499.php

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Le soja, nouveau prédateur de l’Amazonie

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Malgré un discours officiel préconisant la protection de l’environnement, le Brésil continue de privilégier une politique agricole fondée sur les exportations massives, dont les conséquences pourraient s’avérer bientôt funestes pour la forêt amazonienne, menacée de disparition.

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Depuis 4 ans, le père Sena s’est vu confier par l’évêché la direction de la radio du diocèse, Radio Rural Santarem. Sur son antenne, il aborde les problèmes liés à la culture du soja :«Ce que font les gens en Amazonie est un crime, un crime humanitaire car ils dévastent notre terre, ils la désertifient avec la culture du soja. Ils détruisent notre terre pour nourrir les cochons et les poulets d'Europe et de Chine. Ce que fait l'Europe est cruel : elle finance la préservation de l'Amazonie et en même temps, elle encourage les gens à planter du soja car, depuis le problème de la vache folle, elle a besoin d’une nourriture végétale pour nourrir son bétail. C’est pour cela que l’on est en colère et que l’on se bat».

«Il y a une volonté réelle d’action qui n'existait pas il y a 10 ans. Le gouvernement a pris des mesures effectives de protection, avec la fiscalisation de l'environnement, l’intervention de la police, on a même vu l'armée s'en mêler. Mais, au Brésil, la politique macro-économique de fond reste orientée sur le développement économique à tout crin, basé sur l'exportation. En Amazonie, le réflexe de cette politique-là, c'est l'élevage, c'est l'exploitation des bois, en grande partie illégale et plus récemment le soja. Pour moi, nous sommes face à une politique schizophrénique».

http://www.rfi.fr/actufr/articles/067/article_37417.asp

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Régulièrement, la police brésilienne fait une descente dans les grandes propriétés et en délivre des esclaves. On les a fait venir en leur promettant des salaires élevés. A leur arrivée dans la forêt, ils découvrent que leur paye a fondu. Des gardes leur interdisent de repartir. Les biens de première consommation leur sont fournis par le propriétaire. Ils s'endettent, et ne pourront jamais rembourser. "Ils étaient dans un état redoutable quand nous sommes arrivés", raconte un policier intervenu sur la ferme Vale do Rio Verde en 2005. Il n'y avait pas de sanitaires. Les ouvriers travaillaient pieds nus. Huit mille sept cents de ces esclaves ont été repérés dans les Etats producteurs de soja. En 2004, l'armée est intervenue dans 236 fermes utilisant 6 075 travailleurs, dont 127 enfants. Bunge, Cargill et Amaggi étaient en affaires avec elles.

http://terresacree.org/amazoniesoja2.htm

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NOUVEAU PROJET PÉTROLIER OFFSHORE À TERRE-NEUVE

Le Premier ministre de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, a annoncé mardi la conclusion d'une entente de principe pour le développement d'Hibernia South, un nouveau projet pétrolier offshore dont le potentiel est évalué à 223 millions de barils. M. Williams a précisé que son gouvernement prendra une participation de 10% dans ce projet. Il a ajouté qu'Hibernia South générera plus de 10 milliards de dollars dans les coffres de la province et 3,5 milliards dans ceux du gouvernement fédéral du Canada. Le consortium d'Hibernia South est aussi composé d'Exxon Mobil, Chevron, Petro-Canada, Norsk Hydro, Murphy Oil et Canada Hibernia Holding.

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LE MEND ATTAQUE UN OLÉODUC DE SHELL AU NIGÉRIA

Le MEND, principal groupe rebelle du Nigéria, a revendiqué mercredi soir l'attaque d'un oléoduc du groupe Royal Dutch Shell dans le delta du Niger, où il a déclaré une "guerre totale" au secteur pétrolier et à l'armée. Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger dit avoir détruit à l'aide de puissants explosifs un important conduit pétrolier appartenant à Shell dans l'État de Bayelsa. Il s'agirait de la première attaque contre une installation située hors de l'État de Delta depuis le lancement d'une offensive militaire contre les rebelles le mois dernier. Le MEND, qui dit se battre pour un meilleur partage des ressources issues de l'exploitation pétrolière, avait déjà annoncé lundi et vendredi dernier avoir saboté des installations du groupe américain Chevron dans l'État du Delta, un autre État pétrolier de la région. Le mouvement est responsable de multiples attaques qui ont provoqué en trois ans une chute de 20% de la production pétrolière du Nigéria, le plus important pays africain exportateur de pétrole.

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Obama's OK

by Tom Hamburger and Peter Wallsten

WASHINGTON - With the election of Barack Obama, environmentalists expected to see the end of the "Appalachian apocalypse" -- their name for exposing coal deposits by blowing the tops off of whole mountains.

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But in recent weeks, the Obama administration has quietly decided to open the way for at least two dozen more "mountaintop removal" projects.

The decision to clear a path for the controversial projects was never officially announced, but instead conveyed in a letter this month to a West Virginia congressman and coal ally, Democratic Rep. Nick Rahall. The letter said that the Environmental Protection Agency would not block 42 of 48 mine projects that it had reviewed so far, including some of the most controversial mountaintop mines.

In mountaintop removal, explosives blast away a peak and expose coal seams. Coal companies say the practice is safer and more efficient than traditional shaft mining. Critics say the process scars the landscape and dumps tons of waste, some of it toxic, into streams and valleys.

The administration's decisions are not the final word on the projects -- or on the future of mountaintop removal -- but it removes a major obstacle. And the decision, coupled with the light it sheds on relations between the mining industry and the Obama White House, has disappointed environmentalists. Some say they feel betrayed by a president they thought would end or sharply limit the practice.

What makes the issue politically sensitive is the fact that environmentalists were an active force behind Obama's election, while his standing among Democratic voters in coal states is tenuous. Halting mountaintop removal could eliminate jobs in those states and put upward pressure on energy prices.

http://www.commondreams.org/headline/2009/06/02-4

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No effective deal will be possible without the US and China, which together account for almost half of the planet's carbon emissions.

http://www.commondreams.org/headline/2009/06/09-8

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[ publié par jeromet le 2009-06-21 08:29:01 ]

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[ Mercredi 17 juin 2009 ]

Le futur énergétique =géopolitique de demain, EED

Le futur énergétique dessine la géopolitique de demain,

par Michael T. Klare

La récente publication de l’IEO 2009 offre aux observateurs des questions énergétiques une moisson de révélations importante. Parmi celles-ci, la plus importante, et de loin : l’IEO prévoit une forte baisse de la production mondiale prévue de pétrole (par rapport aux précédentes années) et une augmentation correspondante de la dépendance à ce que l’on appelle « les carburants non conventionnels » - les sables et les schistes bitumineux, les gisements à grande profondeur et les biocarburants.

Voici doncla principale information, résumée à votre intention : pour la première fois, la très respectée Energy Information Administration semble rejoindre l’avis des experts qui affirment depuis longtemps que l’ère de l’abondance du pétrole bon marché tire à sa fin. Nouvelle presque aussi remarquable, le rapport 2009 souligne la demande insatiable en énergie de l’Asie et suggère que la Chine se rapproche de plus en plus du point où elle dépassera les Etats-Unis en tant que numéro un mondial de la consommation d’énergie. Manifestement, une nouvelle ère de concurrence énergétique féroce va s’ouvrir.

Très simplement, cela indique que les analystes, pourtant généralement optimistes du ministère de l’Énergie, estiment désormais que l’approvisionnement en combustible mondial ne sera pas en mesure de suivre le rythme de l’augmentation de la demande mondiale. Depuis des années, plusieurs géologues spécialistes du pétrole et des autres types d’énergie ont mis en garde sur le fait que la production mondiale quotidienne approchait d’un niveau maximal - un pic - puis allait par la suite décliner, ce qui pouvait déclencher un chaos économique mondial(de l’alimentation mondiale à l’économie, sur fond de tensions stratégiques pour s’assurer les quelques nouvelles ressources disponible).

Avoir la moindre chance d’éviter de telles catastrophes implique une forte augmentation de la production de carburant non conventionnel. Ces carburants comprennent les sables bitumineux du Canada, le pétrole extra-lourd du Venezuela, les gisements pétroliers des grands fonds marins, le pétrole de l’Arctique, les schistes bitumineux, les liquides obtenus à partir du charbon (CTL), et les biocarburants. A l’heure actuelle, ces ressources cumulées ne représentent qu’environ 4% de l’offre mondiale de carburant liquide, mais devraient atteindre près de 13% d’ici 2030.

Cependant, pour qu’une croissance de cette ampleur puisse se produire, un ensemble de nouvelles industries devront être créés pour la fabrication de ces carburants, avec un coût de plusieurs milliards de dollars. Cette perspective provoque un large débat sur les conséquences environnementales de la production de tels combustibles.

Par exemple, une augmentation significative de l’utilisation des biocarburants - en supposant que ces combustibles aient été produits par des moyens chimiques, plutôt que par la chaleur, comme c’est le cas aujourd’hui - pourrait réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre, ralentissant réellement le tempo du changement climatique. A l’inverse, toute augmentation de la production des sables bitumineux, du pétrole extra-lourd du Venezuela, et des schiste bitumineux des Rocky Mountains, entraînerait une activité à haute intensité énergétique, émettant à coup-sûr de grandes quantités de CO2, susceptible de dépasser les gains effectués grâce aux biocarburants.

En outre, l’augmentation de la production de biocarburants risque de détourner pour la fabrication de carburant de vastes étendues de terres arables utilisées pour l’indispensable culture de denrées alimentaires de base. Si, comme c’est probable, le prix du pétrole continue d’augmenter, il faut s’attendre à ce qu’il soit de plus en plus attrayant pour les agriculteurs de cultiver davantage de maïs et autres cultures destinés à la production de carburants pour les transports, ce qui signifie que la hausse du coût des aliments de base pourrait les rendre hors d’atteinte pour les très pauvres, tout en poussant aux limites de leur budget les familles qui travaillent.

Une lourde empreinte énergétique sur la planète

Les implications géopolitiques de ces évolutions pourraient être très importantes. Entre autres, le poids sur la scène mondiale du Canada, du Venezuela et du Brésil - les principaux producteurs de carburants non conventionnels - vont se renforcer.

Le Canada devient de plus en plus important, en tant que premier producteur mondial de pétrole à partir des sables bitumineux - un matériau épais et visqueux, qui doit être extrait et traité de diverses manières intensives en énergie avant d’être converti en carburant synthétique (synfuel). Selon le EIO, la production de sables bitumineux, qui est actuellement de 1,3 mb/j et est à peine rentable, pourrait atteindre les 4,4 mb/j (ou même, selon les scénarios les plus optimistes, 6,5 mb/j) en 2030.

Compte tenu de la nouvelles projections de l’IEA, cela représenterait un apport considérable à l’échelle mondiale de l’approvisionnement en énergie, au moment où l’on s’attend à ce que la production des sources majeures de pétrole classique subisse d’importantes réduction dans des régions comme le Mexique et la mer du Nord. L’extraction des sables bitumineux, toutefois, pourrait s’avérer une catastrophe environnementale de premier ordre. D’une part, elle requiert un apport considérable d’énergie pour l’extraction de cette nouvelle ressource, d’autre part d’énormes étendues de forêt devraient être rasées, et enfin de vastes quantités d’eau sont utilisées pour produire la vapeur nécessaire à l’exploitation des gisements (au moment même où un semblable « pic de l’eau » pourrait survenir).

Cela signifie que l’accélération de la production des sables bitumineux se traduira par un gâchis environnemental, de la pollution et un réchauffement de la planète. Il y a de nombreux doutes sur le fait que les autorités et l’opinion publique canadiennes soient en fin de compte prêts à payer le prix économique et environnemental requis. En d’autres termes, quoi que l’IEA puisse prévoir aujourd’hui, personne ne peut savoir si les carburants synthétiques seront réellement disponibles en quantité voulue dans 15 ou 20 ans.

Le Venezuela a longtemps été une importante source de pétrole brut pour les États-Unis, fournissant la plus grande part des revenus qu’utilise le président Hugo Chávez pour financer ses programmes sociaux, ainsi qu’un volonté ambitieuse de lutte contre la politique américaine à l’étranger. Dans les années à venir, cependant, sa production de pétrole devrait baisser, ce qui laissera le pays de plus en plus dépendant de l’exploitation des grands gisements de bitume dans l’est du bassin du fleuve Orénoque. Pour développer ces gisements de « pétrole extra-lourd », d’importants investissements financiers et énergétiques seront nécessaires et, comme pour les sables bitumineux du Canada, l’impact sur l’environnement pourrait être désastreux. Néanmoins, il est possible que le succès du développement de ces gisements puisse s’avérer une manne économique pour le Venezuela.

Le grand gagnant de ce triste concours de l’énergie pourrait bien cependant être le Brésil. Il est déjà un producteur important d’éthanol, et on s’attend à une forte augmentation de sa production de pétrole non conventionnel, une fois que les nouveaux gisements ultra-profondes des bassins Campos et Santos seront en exploitation. Ce sont de très grands gisements de pétrole offshore enterrés sous d’épaisses couches de sel, situés à près de 180 km au large de la côte de Rio de Janeiro, à plusieurs kilomètres sous la surface de l’océan.

Lorsque les importants défis techniques posés par l’exploitation de ces gisements sous-marins seront surmontés, la production du Brésil pourrait augmenter de plus de 3 mb/j. En 2030, le Brésil devrait être un acteur majeur de l’équation énergétique mondiale, remplaçant le Venezuela comme premier producteur de pétrole de l’Amérique du Sud.

Nouveaux pouvoirs, nouveaux problèmes

Le rapport 2009 note d’autres changements géopolitiques survenant dans le paysage mondial de l’énergie, en particulier une étonnante augmentation de la part de la production mondiale d’énergie consommée en Asie et une baisse correspondante aux États-Unis, au Japon, et pour d’autres puissances appartenant au « premier monde ». En 1990, les pays en développement d’Asie et du Moyen-Orient ne représentaient que 17% de la consommation mondiale d’énergie. En 2030 ce chiffre devrait atteindre 41%, indique l’étude, égalant celui des grandes puissances du premier monde.

Cette année, l’EIA prévoit que la Chine dépassera les États-Unis entre 2010 et 2014.

Les États-Unis devront faire face à une féroce concurrence chinoise dans cette lutte mondiale pour garantir un approvisionnement suffisant en énergie afin de répondre aux besoins nationaux.

Quelles en seront les conséquence ? En tant que leader mondial de la consommation d’énergie, Pékin jouera sans aucun doute jouer un rôle beaucoup plus critique dans la définition des prix et des politiques internationales énergétiques, contestant la place centrale qu’occupait depuis longtemps Washington. Il n’est donc pas difficile d’imaginer que les principaux producteurs de pétrole au Moyen-Orient et en Afrique trouveront dans leur intérêt d’approfondir les liens politiques et économiques avec la Chine au détriment des États-Unis. La Chine peut également s’attendre à entretenir des liens étroits avec des fournisseurs de pétrole comme l’Iran et le Soudan, sans se préoccuper du fait que cela entre en conflit avec les objectifs de la politique étrangère américaine.

[ publié par jeromet le 2009-06-17 21:18:05 ]

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[ Jeudi 4 juin 2009 ]

Greenpeace formule un scénario énergétique Canadien EED

par Noémi Desmarais

Ottawa, Canada -- Le pays pourrait réduire de façon drastique ses émission de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020. C'est ce qui ressort de l'étude publiée par Greenpeace et le Conseil européen pour les énergies renouvelables (EREC) intitulée [R]évolution énergétique du Canada. Greenpeace effectuait le lancement officiel de la publication ce matin devant la presse et des décideurs à Ottawa.

Selon le rapport, il est possible de diminuer les émissions de dioxyde de carbone provenant du secteur de l'énergie de 45 % par rapport au niveau de 1990 d'ici 2020, et de 82 % à l'horizon 2050. Pour y arriver, le pays doit tabler sur le recours combiné à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables.

" Il s'agit d'un objectif parfaitement réaliste ", s'est expliqué Sven Teske, directeur de la campagne Énergies renouvelables pour Greenpeace International et co-auteur du rapport. " Ce que nous proposons avec la [R]évolution énergétique, c'est scénario qui sera bénéfique tant pour l'économie que pour l'environnement. "

Préparé par Greenpeace à partir d'études de modélisation réalisées par le Centre aérospatial d'Allemagne, le rapport propose des solutions spécifiques pour réduire les émissions de GES, éliminer le charbon et l'énergie nucléaire, tout en assurant la croissance économique du Canada.

" Le rapport démontre comment nous pouvons économiser et poursuivre notre développement économique sans pour autant entraîner la planète vers des dérèglements climatiques catastrophiques. Nous avions déjà la technologie. Maintenant nous avons un plan. Il ne manque plus que la volonté politique des dirigeants canadiens ", poursuit Teske.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), afin de minimiser l'impact des conséquences des dérèglements du climat sur la planète, les pays développés devront réduire leurs émissions d'au moins 25 à 40 % par rapport au niveau de 1990 d'ici 2020. Des recherches récentes indiquent que les réductions devront être encore plus marquées. Un pareil résultat est réalisable avec le scénario [R]évolution énergétique.

" Le Canada a un potentiel immense en matière d'énergies vertes. Celles-ci pourraient et doivent prendre la place des technologies polluantes et dangereuses comme le nucléaire et les combustibles fossiles ", spécifie Christine Lins, secrétaire-générale de l'EREC, plus grande association commerciale au monde dans le domaine des énergies renouvelables. " À l'heure actuelle, le Canada n'est certainement pas un leader vert. Le scénario de la [R]évolution énergétique montre la marche à suivre pour le devenir. "

Les subventions versées à l'industrie nucléaire et à l'industrie des combustibles fossiles doivent cesser progressivement. Pour Greenpeace, il est également essentiel d'affiner et de concrétiser des normes d'efficacité énergétique obligatoires et sérieuses pour les véhicules, les immeubles et les appareils, ainsi que la fixation de cibles obligatoires de production d'énergie renouvelable avec le prix d'achat garanti pour l'électricité verte. Le rapport prouve concrètement la faisabilité des propositions en utilisant des technologies courantes déjà disponibles. À titre d'exemples, si l'on se réfère au scénario de référence du statu quo (établie à partir des données de l'Agence Internationale de l'Énergie), la [R]évolution énergétique permettrait :

    * Une réduction de la facture d'électricité globale des Canadiens de 5,9 milliards $ dès 2020 grâce aux mesures d'efficacité énergétique,
    * En 2020, environ 25 % de la demande en énergie primaire est comblée par les énergies renouvelables, et cette proportion grimpe à 58 % en 2050. À l'heure actuelle, près de 75 % de l'énergie primaire consommée au Canada provient des combustibles fossiles - seulement 15 % provient de sources renouvelables.
    * Une diminution de la demande en énergie primaire de 50 % d'ici 2050 via à des mesures d'efficacité énergétique,
    * Une amélioration du rendement du gaz suite à l'utilisation accrue de systèmes de cogénération (chaleur et électricité). Le gaz naturel sert ici de combustible de transition vers un système plus vert,
    * La production de 80 % de notre électricité à partir de renouvelables, et tendre à un objectif de 90 % pour 2050.
    * Une augmentation du rôle des énergies renouvelables dans le paysage énergétique canadien. Elles répondent à 17 % de la demande en énergie finale en 2005, à 31 % en 2020 et 71 % en 2050. L'augmentation du rendement énergétique dans le secteur des transports de par l'utilisation des véhicules électriques à partir de 2020.

Pour implanter les mesures de la [R]évolution énergétique, Greenpeace supporte l'objectif de KYOTOplus qui vise la réduction des émissions de GES de 25 % par rapport au niveau de 1990 d'ici 2020.

" Il est temps de mener une [R]évolution énergétique au Canada ", admet Dave Martin, coordonnateur de la campagne Climat et énergie chez Greenpeace Canada et co-auteur du rapport. " Le Canada doit faire partie de la solution. Il ne doit pas constituer le problème. Pour le moment, nous sommes loin derrière les autres en matière de lutte aux changements climatiques. Il faut agir dès maintenant et adopter des mesures musclées pour mettre en place les énergies du futur ", conclut Martin.


http://www.mediaterre.org/canada-quebec/actu,20090512051000.html

[ publié par jeromet le 2009-06-04 10:21:36 ]

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[ Vendredi 29 mai 2009 ]

29 Mai Revue de Presse EED

Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM

L'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.

 

Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études sur des animaux, l'AAEM conclut qu’« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.

 

Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :

 

* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l'étiquetage des denrées OGM.

 

* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.

 

* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.

 

* D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.

 

Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org.

 

Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. »

 

Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l'infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »

 

Il ajoute : « Il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »

 

Suite:http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=13709

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OTTAWA INCAPABLE DE MESURER SES RÉDUCTIONS DE GES SELON UN RAPPORT

Le commissaire Scott Vaughan, un fonctionnaire indépendant relevant du parlement fédéral, ajoute que le gouvernement reconnaît qu'il n'a pas de système de surveillance. Le commissaire qualifie de "faiblesse récurrente" le "manque de transparence du gouvernement en ce qui a trait au calcul des réductions attendues".RCI

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INDUSTRIE DE LA CREVETTE : LES SCIENTIFIQUES INQUIETS

Une équipe internationale de scientifiques s'inquiète des répercussions des changements climatiques sur les populations de crevettes nordiques du nord-ouest de l'Atlantique. Cette pêche, qui rapporte près d'un demi-milliard de dollars chaque année à l'industrie de six pays, dont le Canada, risque en effet de subir les effets du réchauffement climatique. Selon les onze chercheurs, qui viennent de publier un article dans une revue scientifique, le réchauffement de la planète pourrait modifier tout le cycle de vie de la crevette. Une augmentation de la température du fond de l'eau entraînerait un développement rapide des oeufs et une éclosion précoce des larves. Le réchauffement risque également de déphaser la floraison du phytoplancton, modifiant la chaîne alimentaire du crustacé. L'industrie de la crevette des pays producteurs pourrait être touchée dans tout l'Atlantique Nord, de Cape Cod jusqu'à la Norvège.RCI

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NOUVELLE PÉNURIE D'ISOTOPES EN VUE AU CANADA: LE MINISTRE DE L'INDUSTRIE INQUIET

Les autorités nucléaires canadiennes ont arrêté un réacteur produisant une bonne partie des isotopes médicaux mondiaux à la suite d'une fuite, ce qui pourrait entraîner rapidement une pénurie d'isotopes. La société publique Énergie atomique du Canada limitée (EACL) a annoncé qu'une petite fuite d'eau lourde avait été détectée dans le réacteur de Chalk River, vieux d'une cinquantaine d'années. EACL s'attend à que le réacteur soit hors service pendant un mois.RCI

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LE RÉCHAUFFEMENT DU CLIMAT DEUX FOIS PIRE QUE PRÉVU SELON UNE ÉTUDE US

Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology affirment que les effets du réchauffement climatique au cours du XXIème siècle pourraient être deux fois plus importants que ceux estimés il y a seulement six ans. Selon ces chercheurs, la température moyenne à la surface de la Terre pourrait avoir augmenté de 5,2 degrés Celsius en 2100 alors qu'une étude datant de 2003 tablait sur une hausse de 2,4 degrés. Cette nouvelle étude, publiée dans le American Meteorological Society's Journal of Climate, se fonde sur des modèles économiques plus performants et sur de nouvelles données économiques qui n'avaient pas été prises en compte dans le précédent scénario.RCI

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LA CHINE PRÊTE 10 MILLIARDS $ AU BRÉSIL EN ÉCHANGE DE PÉTROLE

La Chine a conclu mardi un accord avec le groupe pétrolier brésilien Petrobras prévoyant un prêt de 10 milliards de dollars en échange d'une livraison de 200.000 barils de pétrole par jour pendant dix ans. Petrobras a besoin de fonds pour extraire de grandes réserves de pétrole, découvertes récemment sous le sous-sol marin au large des côtes du sud du Brésil. L'accord a été signé alors que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva terminait une visite d'État en Chine. Lula et le président chinois Hu Jintao ont signé 13 contrats en tout, dans les domaines de la science, l'espace, la justice, les ports et les produits agricoles. La Chine a remplacé les États-Unis à la place de premier partenaire commercial du Brésil pour la première fois en avril. Les flux commerciaux du Brésil avec la Chine on atteint 3,2 milliards de dollars en avril, dépassant les 2,8 milliards de dollars d'échanges avec les États-Unis.RCI

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IMPERIAL OIL APPROUVE UN PROJET DE 8 MILLIARDS $ AU CANADA

Imperial Oil, filiale canadienne du géant américain ExxonMobil, a approuvé lundi un projet d'exploitation de 8 milliards de dollars dans les sables bitumineux de l'Alberta, dans l'ouest du Canada. Le projet Kearl, situé au nord-est de Fort McMurray, pourrait produire plus de 300.000 barils de pétrole lourd par jour, selon la société canadienne, dont 69% des actions sont détenues par ExxonMobil. La première phase devrait entrer en production en 2012, avec une production moyenne de 110.000 barils par jour. Les autorités canadiennes avaient annulé puis restitué un permis à Imperial Oil l'an dernier pour l'exploitation à ciel ouvert de ce gisement, un projet critiqué par les écologistes pour le volume de ses émissions de gaz à effet de serre. Les réserves du gisement Kearl sont estimées à 4,6 milliards de barils de pétrole. Les sables bitumineux de l'Alberta contiennent des réserves estimées à 175 milliards de barils de pétrole, les plus importantes du monde après celles de l'Arabie Saoudite.RCI

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IRRÉALISME DES ESTIMATIONS DES CONSERVATEURS EN MATIÈRE DE GES

Le Commissaire à l'environnement du Canada, Scott Vaughan, a laissé entendre, mardi, que les prévisions de réductions des émissions de gaz à effet de serre annoncées par le gouvernement conservateur sont au moins deux fois plus élevées que ce qui risque de se réaliser. M. Vaughan soutient qu'une grande partie des réductions de GES promises par le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper ne se concrétisera pas. Selon le commissaire, les prévisions des conservateurs sont supérieures d'au moins du double de la réalité. RCI

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Isotopes

Le gouvernement Harper veut privatiser le nucléaire

 

Nucléaire: le reportage d'Yves Malo.

par Normand Rhéaume

OTTAWA -- Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de privatiser en partie ou en totalité la société fédérale Énergie atomique du Canada limitée (EACL), incluant les laboratoires de Chalk River (LCR), en Ontario. EACL a son siège social à Mississauga et emploie 5 000 personnes.

L'annonce survient au lendemain de la fermeture pour au moins trois mois des laboratoires LCR dont les installations vétustes et déficientes ne permettent plus de produire les isotopes radioactifs utilisés en médecines nucléaire, notamment pour diagnostiquer et traiter des cancers.

Responsable du dossier dans le gouvernement conservateur, la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a expliqué que le secteur privé était très intéressé par les opérations commerciales de la compagnie fédérale qui développent les réacteurs nucléaires CANDU.

Dans le cas des laboratoires produisant les isotopes médicaux et des facilités de recherche nucléaire, le gouvernement fédéral entend demeurer propriétaire des installations et fournir le financement, mais désire confier la gestion à l'entreprise privée.

Par ailleurs, un groupe d'experts sera formé pour examiner de nouvelles sources de production pour les principaux isotopes médicaux requis au pays.

Le gouvernement Harper justifie la restructuration d'EACL par une volonté de tirer avantage de la relance de l'industrie nucléaire à l'échelle mondiale.

D'après l'Agence internationale de l'énergie, jusqu'à 100 nouveaux réacteurs nucléaires pourraient être construits sur la planète d'ici 2030.

Actuellement, il existe 18 réacteurs nucléaires CANDU en opération ou en rénovation au Canada, tous situés en Ontario, sauf Gentilly II au Québec et Point Lepreau au Nouveau-Brunswick.

La technologie CANDU a été exportée en Chine, en Corée du Sud, en Roumanie et en Argentine.

À l'échelle mondiale, Énergie atomique du Canada est une société dix fois plus petite que la plus grande compagnie de ce secteur, la française Areva.

Les autres concurrents internationaux d'envergure sont Toshiba/Westinghouse, GE/Hitachi, Mitsubishi et Rosatom.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archi ves/2009/05/20090528-155639.html

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Des mesures environnementales obligatoires pour les projets des compagnies chinoises à l'étranger

Les investisseurs chinois à l'étranger devront considérer au préalable les impacts éventuels de leurs projets sur l'environnement et leurs projets devront comprendre des mesures de protection environnementale telles que des équipements de traitement des eaux usées et des déchets.

Les entreprises chinoises devront également respecter les traités environnementaux signés par la Chine ainsi que les règlements écologiques des autres pays.

Les investissements chinois augmentent dans les secteurs de l'exploitation minière, de la production de pétrole brut, de la fabrication et du développement d'infrastructures dans les pays d'Asie du Sud-Est, d'Afrique et d'Amérique latine, où les conditions écologiques sont déjà fragiles, selon le quotidien.

http://french.news.cn/environnement/2009-05/ 29/c_131334.htm

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UNE ENQUÊTE AU KASAKHZTAN FAIT CHUTER UN TITRE MINIER CANADIEN

Le groupe minier canadien Uranium One, présent au Kazakhstan, a perdu mercredi plus du tiers de sa valeur en Bourse après l'annonce par les autorités de ce pays d'Asie centrale d'une enquête sur la vente illégale de mines d'uranium à des sociétés étrangères. Uranium One, qui est établi à Vancouver et possède des mines au Kazakhstan, a indiqué coopérer à cette enquête. Les services de sécurité du Kazakhstan ont accusé l'ex-patron de la société kazakhe Kazatomprom, Moukhtar Djakchiev, d'avoir "dilapidé la propriété de l'État en vendant les plus grandes mines d'uranium du Kazakhstan à plusieurs compagnies off-shore". On mentionne entre autres la vente en 2005 de 30% de la mine de Kyzylkoum à une filiale d'Uranium One, une transaction qui aurait rapporté 103.000 dollars à M. Djakchiev. Son arrestation a été annoncée lundi, quelques jours après son limogeage de Kazatomprom. Uranium One dit maintenir ses opérations au Kazakhstan et a demandé de rencontrer la nouvelle direction de Kazatomprom. Le Kazakhstan, qui détient près de 20% des réserves d'uranium de la planète, ambitionne d'en devenir le premier producteur mondial en 2010.RCI

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GAZ À EFFET DE SERRE: L'ONTARIO VA DE L'AVANT AVEC LES PLAFONDS D'ÉMISSIONS

Le Premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé mercredi que sa province instaurerait un système de plafonnement et d'échange des droits d'émissions de gaz à effet de serre parce qu'elle ne peut plus attendre qu'Ottawa et Washington aillent de l'avant avec un plan semblable pour combattre les changements climatiques. Le gouvernement ontarien devait soumettre un projet de loi mercredi visant à adopter un tel régime. L'objectif est de réduire les émissions de GES en fixant un prix sur le carbone. Le principe du plafonnement et d'échange des droits d'émissions vise à établir un quota sur les GES et de permettre aux participants d'acheter et de vendre des permis d'émissions à l'intérieur de cette limite. Les entreprises qui ne parviennent pas à atteindre les cibles d'émissions peuvent acheter des crédits d'entreprises qui en possèdent en surplus, plutôt que de diminuer leurs émissions. L'Ontario est la 3ème province canadienne à adopter ce principe, après la Colombie-Britannique et le Québec. Le Manitoba devrait se joindre à elles sous peu. Ces quatre provinces et sept États américains ont adhéré au "Western Climate Initiative" dont le but est de créer une approche régionale de plafonnement et d'échange d'ici 2012.RCI

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UN PROJET MINIER CANADIEN CONTESTÉ DANS LES ANDES

Des organisations environnementales et des élus cherchent à obtenir de la Cour suprême argentine l'arrêt d'un gigantesque projet minier aurifère du groupe canadien Barrick Gold dans les Andes. La compagnie vient d'amorcer la construction du site de Pascua Lama, une des principales mines d'or à ne pas avoir encore été exploitées dans le monde. L'exploitation du gisement, près de glaciers culminant à 5.000 m d'altitude, nécessitera des investissements de trois milliards de dollars sur une période de 25 ans. Les gouvernements du Chili et de l'Argentine ont donné leur aval au projet en avril. La mine, qui permettrait à terme la production d'environ18 millions d'onces, est située à cheval sur la frontière entre les deux pays. Les opposants au projet affirment que l'exploitation du gisement causera des dommages irréversibles aux glaciers de la Cordillère des Andes en plus de contaminer les ressources hydriques.RCI

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[ publié par jeromet le 2009-05-29 11:06:55 ]

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[ Vendredi 29 mai 2009 ]

Pourquoi privatiser Énergie atomique du Canada?EED

Le Canada serait « très près » d’une entente nucléaire avec l’Inde

 

OTTAWA – La technologie canadienne CANDU n’est pas chose du passé. En fait, sa nouvelle mouture, l'ACR 1000, pourrait faire partie de l’avenir énergétique de l’Asie.

Selon Stockwell Day, le ministre fédéral du Commerce international, le gouvernement canadien est « très près » d’une entente en matière d’énergie nucléaire avec l’Inde. Cette entente serait un premier pas qui mènerait à la construction de centrales nucléaires de technologie canadienne.

M. Day estime la valeur du marché indien à jusqu'à 150 milliards de dollars CA.

http://argent.canoe.com/lca/infos/international/archives/2009/05/20090527-180557.html

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Le gouvernement du premier ministre Gordon Brown a donné le feu vert pour la mise en place d'une nouvelle génération de centrales nucléaires.

En juillet, les autorités britanniques avaient déjà retenu le nouveau réacteur nucléaire ACR-1000 d'EACL parmi les quatre qui seront considérés pour les nouvelles centrales. Les technologies des fabricants américains General Electric et Westinghouse, de même que du français Areva, sont aussi finalistes.

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Le gouvernement Harper veut privatiser le nucléaire

 

Nucléaire: le reportage d'Yves Malo.

par Normand Rhéaume

OTTAWA -- Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de privatiser en partie ou en totalité la société fédérale Énergie atomique du Canada limitée (EACL), incluant les laboratoires de Chalk River (LCR), en Ontario. EACL a son siège social à Mississauga et emploie 5 000 personnes.

L'annonce survient au lendemain de la fermeture pour au moins trois mois des laboratoires LCR dont les installations vétustes et déficientes ne permettent plus de produire les isotopes radioactifs utilisés en médecines nucléaire, notamment pour diagnostiquer et traiter des cancers.

Responsable du dossier dans le gouvernement conservateur, la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a expliqué que le secteur privé était très intéressé par les opérations commerciales de la compagnie fédérale qui développent les réacteurs nucléaires CANDU.

Dans le cas des laboratoires produisant les isotopes médicaux et des facilités de recherche nucléaire, le gouvernement fédéral entend demeurer propriétaire des installations et fournir le financement, mais désire confier la gestion à l'entreprise privée.

Par ailleurs, un groupe d'experts sera formé pour examiner de nouvelles sources de production pour les principaux isotopes médicaux requis au pays.

Le gouvernement Harper justifie la restructuration d'EACL par une volonté de tirer avantage de la relance de l'industrie nucléaire à l'échelle mondiale.

D'après l'Agence internationale de l'énergie, jusqu'à 100 nouveaux réacteurs nucléaires pourraient être construits sur la planète d'ici 2030.

Actuellement, il existe 18 réacteurs nucléaires CANDU en opération ou en rénovation au Canada, tous situés en Ontario, sauf Gentilly II au Québec et Point Lepreau au Nouveau-Brunswick.

La technologie CANDU a été exportée en Chine, en Corée du Sud, en Roumanie et en Argentine.

À l'échelle mondiale, Énergie atomique du Canada est une société dix fois plus petite que la plus grande compagnie de ce secteur, la française Areva.

Les autres concurrents internationaux d'envergure sont Toshiba/Westinghouse, GE/Hitachi, Mitsubishi et Rosatom.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/05/20090528-155639.html

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[ publié par jeromet le 2009-05-29 11:01:45 ]

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[ Lundi 25 mai 2009 ]

Sortons le Québec du nucléaire ALP

19 mai 2009

Lors de son Assemblée général annuelle 2009 tenue à Gatineau, l’Union des Municipalités du Québec a accueilli favorablement une résolution prônant l’arrêt de la production d’énergie électronucléaire au Québec ainsi que l’adoption, par le gouvernement du Québec, d’une loi interdisant la gestion permanente des déchets radioactifs en territoire Québécois.

Le Conseil d’administration de l’UMQ a confié à sa commission énergie et environnement le mandat d’analyser les tenants et aboutissants de la résolution présentée par le maire d’Amqui, Gaëtan Ruest et secondé par le conseiller de la ville de Québec Gérald Poirier. La commission présentera son rapport au CA pour approbation.

Selon le maire de la ville d’AMQUI, depuis que le gouvernement de René Lévesque a adopté un moratoire (1979) sur la construction de centrales nucléaires au Québec et que Robert Bourassa a affirmé que jamais le Québec n’autoriserait la gestion permanente des déchets nucléaires sur son territoire, les québécois et les québécoises attendent avec impatience la fin du nucléaire au Québec.

La proposition de résolution du maire Gaëtan Ruest présentée au congrès annuel de l’UMQ suggère plutôt au gouvernement de Jean Charest d’orienter les investissements de 2 milliards de dollars prévus pour la reconstruction du réacteur nucléaire de G-2 à la sécurisation complète du site nucléaire d’Hydro-Québec ainsi qu’à la modernisation de la politique énergétique du Québec.

Pour le maire Ruest, une telle modernisation passe d’avantage par des investissements dans la conservation de l’énergie par approche communautaire, par l’efficacité énergétique, une gestion intelligente de la demande et la production d’énergie par les renouvelables dans une perspective décentralisée. Selon ses dires : « Le Premier ministre Charest à l’opportunité de mettre tout le Québec à l’ouvrage en investissant dans de vastes programmes de réhabilitation immobilières qui prioriseront les mesures de conservation et d’efficacité énergétique ainsi que l’intégration au réseau d’Hydro-Québec de la production d’énergie renouvelable et décentralisée telle l’éolien, le solaire et la géothermie. »

Le maire Ruest insiste sur le fait qu’un tel chantier favoriserait toutes les municipalités du Québec et impliquerait les travailleurs de tous les secteurs d’activités dépendant de la construction. Il souligne également que sa résolution tient compte des travailleurs du nucléaire de Bécancour en proposant la sécurisation du site nucléaire d’Hydro-Québec et l’acquisition de l’expertise au Québec en déclassement des réacteurs nucléaires. « Un marché évalué à mille milliards de dollars pour le déclassement des infrastructures nucléaires dans le monde est à la portée des québécois. Les travailleurs du nucléaire au Québec sont en mesure de relevé ce défi et ainsi contribuer à solutionner les problèmes mondiaux découlant de l’utilisation du nucléaire. »

Pour le maire d’Amqui, première ville du Québec à avoir adhérer au tout nouveau mouvement citoyen MCN 21, la résolution vise à assurer la sécurité d’approvisionnement et l’autosuffisance en énergie du Québec dans un contexte de développement durable et socialement responsable.

Et Monsieur Ruest de conclure : « Pour nos enfants et les enfants des enfants de nos enfants, Sortons le Québec du Nucléaire. »

http://www.alternatives.ca/article4766.html

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Gentilly-2 : On se moque de nous

mardi 10 février 2009

Voici une lettre envoyé aux médias par une quinzaine de citoyens, très au fait de tout le dossier concernant la centrale Gentilly-2. Ce texte se veut un appui au Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire, qui regroupe plus de 80 organismes sociaux et environnementaux, dont Alternatives.

Thierry Vandal se moque de nous

La « réfection » de la centrale de Gentilly-2, selon les estimations non vérifiées de façon indépendante, coûtera au moins $ 1,9 milliard. Le président d’Hydro-Québec, M. Thierry Vandal, prétend que, comme il ne s’agit pas d’un nouveau projet, mais de « rénovation » d’un projet existant, il n’est donc nul besoin d’audience du BAPE. Nul besoin non plus d’audience de la Régie québécoise de l’énergie pour déterminer si on a besoin de cette électricité…Il connaît trop bien la réponse.

Comment se fait-il que le président et le conseil d’administration d’une société d’état comme l’Hydro-Québec peuvent décider de cette orientation extrêmement dispendieuse (même ruineuse) et controversée sans être obligés de la faire approuver par l’Assemblée Nationale du Québec ?

M. Vandal et le gouvernement libéral répondent à ceux qui exigent qu’un débat sur cette centrale nucléaire ait lieu, qu’il y a les audiences publiques de la CCSN qui sont prévues à une date inconnue. Ce sera tout un débat sachant que la CCSN dit toujours oui !

Le gouvernement libéral se moque de nous

À l’automne dernier, le Parti Québécois dans l’opposition a exigé une commission parlementaire sur G-2. Réponse de Jean Charest : NON. Le gouvernement libéral évacue tout débat sur un projet de plus de $2 milliards, nucléaire en plus ? À la suite des récentes révélations inquiétantes sur la saga de Shannon (citoyens intoxiqués par l’eau du à l’irresponsabilité de l’armée canadienne et de son fournisseur SNC Lavalin), les contribuables du Québec et clients d’Hydro-Québec doivent-ils subir cette décision et ne pas s’inquiéter ?

La réponse est un grand NON.

Les citoyens ne peuvent pas se fier à ces entourloupettes administratives. Ils n’ont plus qu’un choix : interpeler les politiciens et la population du Québec, pour les exhorter à mettre le holà à cette catastrophe sociale, économique et environnementale appréhendée. Ils doivent se baser impérativement sur le principe de précaution mis de côté par les experts de la CCSN. C’est un devoir moral incontournable que nos élus doivent respecter en organisant au plus vite un réel débat de société, requis par le BAPE en 2005, afin de voir ce projet discuté sur la place publique, et éventuellement le mettre définitivement au rancart parce que dangereux, trop dispendieux, non prioritaire pour le Québec et ce, avec l’accord d’une majorité de QuébécoisEs.

http://www.alternatives.ca/article4484.html

[ publié par jeromet le 2009-05-25 08:05:24 ]

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[ Mercredi 20 mai 2009 ]

20 Mai Revue de Presse EED

 

 

Moscou n'exclut pas des conflits pour le contrôle de l'énergie

 

MOSCOU, 13 mai (Reuters) - Le Kremlin n'exclut pas que la compétition internationale pour le contrôle des ressources énergétiques ne conduise dans un avenir proche à des conflits armés aux frontières de la Fédération de Russie.

Un rapport sur la stratégie russe de sécurité jusqu'en 2020, publié mercredi à Moscou, ne précise pas avec quelle autre puissance la Russie pourrait se retrouver en conflit.

"Dans la compétition pour les ressources (naturelles), on ne peut pas exclure des problèmes qui conduisent à un recours à la force susceptible de détruire l'équilibre près des frontières de la Fédération de Russie et de ses alliés", souligne ce document.

"La politique internationale à long terme sera dominée par la question du contrôle des ressources énergétiques", ajoute-t-il.

Les zones les plus sensibles, poursuit le Kremlin, sont le Proche-Orient, la mer de Barents, l'océan Arctique, la mer Caspienne et l'Asie centrale.

Ce document approuvé mardi par le président Dmitri Medvedev a été publié par le Conseil de sécurité russe, qui regroupe les principaux responsables politiques et les chefs des services de renseignement du pays autour du chef de l'Etat.

La Russie, premier producteur de gaz et deuxième exportateur de pétrole au monde, voit d'un mauvais oeil l'Union européenne, les Etats-Unis et la Chine chercher à contrer sa domination sur le marché de l'énergie.

Le développement d'une nouvelle route d'approvisionnement en gaz entre l'Asie centrale et le sud de l'Europe est l'une des principales options explorées par l'Union européenne pour réduire sa dépendance énergétique envers Moscou.

Pris au piège du différend gazier russo-ukrainien cet hiver, les Vingt-Sept avaient organisé vendredi dernier à Prague un sommet extraordinaire pour faire avancer le projet de "corridor sud", dispositif destiné à connecter l'Europe aux ressources énergétiques de la mer Caspienne via la Turquie.

Le gazoduc Nabucco qui doit relier l'Azerbaïdjan à l'Autriche est la pierre angulaire de ce projet, encore baptisé "nouvelle route de la Soie", et celui-ci envisage également la construction de nouvelles routes, le renforcement des réseaux de chemins de fer, la multiplication des échanges commerciaux et une plus grande liberté de mouvement entre les deux régions. (Guy Faulconbridge, version française Guy Kerivel

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFR LD39980120090513

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La construction de South Stream coûtera 8,6 mds EUR (Miller)

20:51 | 15/ 05/ 2009

 

Version imprimée

SOTCHI, 15 mai - RIA Novosti. Le chantier du gazoduc South Stream, censé approvisionner en gaz l'Europe méridionale et centrale en contournant les pays de transit, coûtera 8,6 milliards d'euros, a annoncé vendredi aux journalistes son PDG, Alexeï Miller.

Dans la journée, Gazprom a signé un lot de documents portant sur la réalisation du projet avec les compagnies énergétiques bulgare, grecque et serbe ainsi que la deuxième annexe du mémorandum de compréhension sur la poursuite du projet avec l'italien Eni.

"La création du secteur passant sous le mer Noire et des tronçons terrestres via les pays participants au projet s'élèvera à 8,6 milliards d'euros d'investissements", a expliqué M. Miller.

"Son financement ne rencontrera aucun obstacle", a-t-il assuré.

Le lancement du gazoduc est fixé au 31 décembre 2015, mais les parties s'emploieront à donner le coup d'envoi avant cette date, a ajouté M.Miller.

http://fr.rian.ru/business/20090515/12161121 7.html

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South Stream: la Russie augmente la mise pour terrasser Nabucco

MOSCOU, 18 mai - RIA Novosti. La Russie se bat bec et ongles pour conquérir le marché gazier européen. De nouvelles mesures été prises en fin de semaine dernière: Gazprom a annoncé le doublement de la capacité du gazoduc South Stream, la portant de 31 milliards à 63 milliards de m3. Les premiers ministres russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, ont en outre décidé d'"aborder l'examen concret" de l'extension du gazoduc Blue Stream, dont la troisième ramification passant par le fond de la mer Noire augmentera sa capacité à 24 milliards de m3, contre 16 milliards de m3, lit-on lundi dans les quotidiens Vedomosti et Kommersant.

South Stream, censé acheminer le gaz d'Asie centrale vers l'Europe, fait concurrence au projet Nabucco de l'Union européenne. Les deux tubes doivent pomper le même gaz destiné aux mêmes consommateurs, mais en empruntant des itinéraires légèrement différents. Les deux projets restent bloqués, depuis plusieurs années, au stade des conversations et de la lutte pour les pays partenaires. Gazprom semble désormais en tête dans cette compétition. Le seul problème est le prix à payer : avant l'annonce concernant le doublement de la capacité de South Stream, les experts évaluaient son coût à 28 milliards de dollars (compte tenu de la construction du gazoduc Caspien, sans lequel il sera impossible de remplir les conduites dirigées vers l'Europe).

Nabucco coûte deux fois moins cher. Qui plus est, les Européens cherchent à expliquer depuis des mois à Gazprom qu'ils n'ont pas besoin de South Stream: ils ont diminué leurs plans d'importation de gaz et brûlent d'envie d'en diversifier les sources. Par ailleurs, Gazprom manque de ressources pour la construction de ce tube (crise oblige) et de sources sûres pour l'approvisionner: Gazprom s'est engagé à livrer à l'Europe au moins 110 milliards de m3 de gaz par an à l'Europe; compte tenu de Nord Stream et des gazoducs existants, il ne reste pas de combustible pour South Stream. Gazprom est prêt à dépenser des sommes faramineuses pour un projet notoirement peu rentable, uniquement dans le but de conserver sa place et son influence politique.

Valeri Nesterov de Troïka Dialog estime que l'accroissement des capacités de South Stream et de Blue Stream a pour but d'impressionner l'Europe et de minimiser l'importance de Nabucco, son rival.

"Il est temps de rebaptiser Gazprom ministère de la politique énergétique étrangère", ironise le directeur d'East European Gas Analysis Mikhaïl Kortchemkine.

Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

http://fr.rian.ru/world/20090518/121628332.h tml

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L'Ontario mise sur l'horosaisonnalité

 

L'Union française de l'électricité en rêvait, l'Ontario le fait. Dans cet état du Canada, quelque 50.000 foyers seront bientôt facturés en fonction à la fois de leur consommation et de l'heure à laquelle elle intervient. La facturation distingue trois périodes*:

- période creuse: la nuit, les week-ends et jours fériés;

- période médiane: de 7h à 11h le matin et de 17h à 21 h pendant la saison estivale et de 11h à 17h l'hiver;

- période de pointe: entre 11h et 17 h l'été, le matin et entre 17h et 21 h l'hiver.

Aux 40.000 foyers de Milton, Newmarket et Chatham-Kent, équipés de compteurs intelligents et déjà facturés ainsi, s'ajouteront, d'ici quelques jours 10.000 foyers de Toronto. Le mouvement s'accélèrera ensuite. Car l'Ontario prévoit un million de résidences équipées et facturées ainsi pour l'été 2010, puis 3,6 millions d'ici juin 2011.

Carotte et bâton

Les compteurs mesureront la consommation d'électricité des ménages et la facturation variera du simple à plus que le double suivant les périodes (4,2 cents canadiens en périodes creuses, 7,6 pour la médiane et 9,1 pour la pointe...). Selon George Smitherman, ministre de l'Energie, l'utilisation d'appareils électroménagers durant les périodes creuses allègera les factures de 3 à 5% pour les ménages. En revanche, gare à ceux qui utiliseront leur climatisation à fond l'été: leur facture pourrait grimper de 60%...

http://www.energie2007.fr/fr/actualites/actu alites--4-1750-ontario-tarifs-variables-elec tricite.php

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L'UE envisage d'investir près de 4 milliards d'euros dans les infrastructures énergétiques

BRUXELLES, 18 mai (Xinhua) -- La Commission européenne a demandé lundi de présenter des propositions couvrant les investissements dans des projets d'infrastructures énergétiques de près 4 milliards d'euros.

Le Conseil des ministres de l'Union européenne et le Parlement européen sont récemment parvenus à un accord sur le Programme européen de l'énergie pour le redressement (PEER), selon lequel parmi les 3,98 milliards d'euros qui seront versés en 2009 et 2010, 2,365 milliards d'euros iront aux projets d'infrastructures de gaz et d'électricité, 565 millions d'euros aux projets de l'énergie éolienne offshore et 1,050 milliard d'euros aux projets de captage et stockage du carbone.

ce financement devrait aussi "aider à améliorer la sécurité d'approvisionnement énergétique des Etats membres les plus vulnérables" et "aider à accélérer la réalisation des trois objectifs de 20% pour 2020".

L'UE a adopté en mars 2007 un plan stratégique sur l'énergie selon lequel l'UE doit réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et de réaliser 20% d'économies d'énergies d'ici à 2020.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009- 05/19/content_880221.htm

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Le Kazakhstan étudie un plan pour accueillir la banque internationale du fuel nucléaire

Le Kazakhstan étudie les détails techniques pour accueillir la banque internationale du fuel nucléaire et discute de la localisation de la banque, a indiqué M. Zhantikin à Astana, capitale du Kazakhstan.

Le Kazakhstan avait auparavant approché les Etats-Unis pour accueillir la banque sur son territoire, afin que les pays qui renoncent aux armes nucléaires puissent acheter les carburants fissiles à des fins pacifiques de l'énergie nucléaire.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009- 05/19/content_880154.htm

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Les armées face au réchauffement climatique

- la rareté croissante de l’eau, notamment dans les zones urbaines denses, avec, par exemple, une baisse de 4 à 5 mètres par an du niveau des nappes phréatiques dans l’agglomération de Pékin ;

- le retour possible d’une « hydro-diplomatie », autour du partage des eaux des fleuves et rivières (Tigre-Euphrate, Jourdain, Indus, Nil, etc) ;

- les graves conséquences pour l’Asie d’une fonte des glaces de l’Himalaya (inondations).

http://blog.mondediplo.net/2009-05-04-Les-ar mees-face-au-rechauffement-climatique

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Toronto

Un milliard pour un train léger

 

 

Le premier ministre Stephen Harper et le premier ministre de l'Ontario Dalton McGuinty confirment un investissement de 950 millions de dollars pour le projet de train léger de la ligne Sheppard Est. L'Ontario versera les deux tiers de la somme.

Cette nouvelle ligne reliera la station de métro de Down Mills au chemin Meadowdale, à Scarborough. Selon les projections de la Commission des transports de Toronto (CTT), les usagers effectueront 45 000 déplacements quotidiens sur cette nouvelle ligne de train léger.

Les gouvernements affirment que la construction de cette ligne permettra de créer 9500 emplois.

Le premier ministre Harper précise que les wagons du train léger seront construits à l'usine de Bombardier à Thunder Bay.

http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2 009/05/15/002-milliard-train-leger.shtml

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Des eaux souterraines menacées

Cette ressource risque la contamination et l’épuisement, prévient un comité d’experts dont fait partie le géologue René Therrien

Un comité formé de 15 experts, dont René Therrien, professeur au Département de géologie et de génie géologique, conclut qu’un cadre pancanadien de gestion durable est nécessaire pour mieux comprendre et gérer les eaux souterraines au pays. En l’absence d’un tel cadre, le Canada risque la contamination et l’épuisement de cette ressource, prévient le comité dans un rapport rendu public le 11 mai.

 

Près de dix millions de Canadiens, dont 80 % de la population rurale du pays, dépendent des eaux souterraines comme source d’eau potable. Le Canada ne subit pas encore de surexploitation généralisée de ses eaux souterraines, mais un certain nombre de problèmes sérieux existent à l’échelle locale ou régionale. Selon le comité d’experts, un cadre national de collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux est nécessaire pour enrichir les connaissances scientifiques et pour améliorer la gestion et la gouvernance en matière d’eaux souterraines dans le contexte d’une demande croissante, des changements climatiques et des autres menaces qui planent sur cette ressource. Les gouvernements doivent mieux connaître la qualité et la quantité des eaux souterraines et faire périodiquement état des progrès accomplis en vue d’assurer une gestion durable de cette ressource vitale, estiment les experts.

Le rapport a été commandé par Ressources naturelles du Canada au Conseil des académies canadiennes. Cet organisme indépendant, chargé d’apporter un éclairage sur des enjeux de société à la lumière des connaissances scientifiques existantes, a constitué le comité d’experts qui a étudié la question des eaux souterraines. Le comité était formé de chefs de file en science des eaux souterraines ainsi que d’experts des aspects sociologiques, économiques et juridiques de la gestion durable des eaux souterraines. Les faits saillants du rapport et le rapport complet sont sur le site du Conseil des académies canadiennes au www.scienceadvice.ca/fr.

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[ publié par jeromet le 2009-05-20 08:08:25 ]

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[ Lundi 18 mai 2009 ]

SPÉCIAL ABEILLES EED

"Il faut se désintoxiquer des pesticides"

 

Natacha Calestrémé, la réalisatrice du film «Disparition des abeilles, la fin d’un mystère» nous explique comment la piste des pesticides, responsables selon elle de la surmortalité des butineuses, s’est imposée après trois ans d’enquête. (voir le dossier complet)

Sciences-et-Avenir : Des chercheurs du monde entier se penchent sur la disparition des abeilles. Vous auriez résolu le mystère?

Natacha Calestrémé: Avec Gilles Luneau, grand reporter et journaliste spécialiste en agrochimie (Nouvel Observateur), nous étions convaincus, que les abeilles mouraient par une conjonction de phénomènes, victimes de parasites, de champignon, de virus, d’ondes électromagnétiques etc… Des causes multifactorielles. Petit à petit, nous nous sommes aperçus qu’il ne fallait pas confondre cause et conséquence. Si les abeilles résistent mal à ces pathologies c’est d’abord parce que leur organisme est affaibli.

Qu’est-ce qui les affaiblit?

Les pesticides. Et plus précisément, la recombinaison des molécules entre elles. Un herbicide conçu contre les mauvaises herbes a peu d’impact sur les abeilles. Un fongicide, utilisé contre les champignons, également. Mais ces deux produits mélangés dans le sol provoquent un cocktail chimique dont les dégâts sur les abeilles sont phénoménaux. Les agriculteurs pratiquent entre 15 et 40 traitements annuels -herbicides, fongicides, insecticides- sur leurs cultures. Or, les molécules des pesticides, présentes dans les pollens, sont persistantes dans les sols (lire l’interview de Jean-Marc Bonmatin, du CNRS). En laboratoire, ces mélanges créent des mortalités de 90% en 24h, comme nous l’explique Luc Belzunces, de l’Inra d’Avignon, dans le film. Dans la nature, c’est plus long.

Tous les insectes sont exposés. Y a-t-il des facteurs aggravants pour l’abeille?

L’abeille domestique utilise 10 kilos de miel pour faire un kilo de cire. Pour éviter cette perte en miel, l’apiculteur lui fournit de la cire, qu’il recycle d’année en années. Or certains produits chimiques sont liposolubles (ils se dissolvent dans les corps gras) et s’accumulent avec le temps. Le professeur Jean-Daniel Charrière du centre Suisse de recherches apicoles (Liebefeld-Posieux) m’a avoué avoir trouvé dans les cires de 2008 des composés organochlorés (1) interdits en Europe depuis plus de dix ans. Bref, la ruche elle-même pourrait être empoisonnée. A ma connaissance, aucun laboratoire ne s’est encore penché sur cette question.

Y a-t-il d’au